Pleins feux sur le Conseil d’administration: Professeur Guy Marks, Vice-Président de L’Union

Pleins feux sur le Conseil d’administration: Professeur Guy Marks, Vice-Président de L’Union

« Les maladies respiratoires chroniques affectent de manière disproportionnée les populations pauvres et c’est une priorité pour L’Union que de redresser cette injustice sanitaire. »
- Professeur Guy Marks, Vice-Président de L’Union

Dans le cadre de notre série « Pleins feux sur le Conseil d’administration », dans laquelle nous donnons la parole aux membres du Conseil d’administration de L’Union, nous avons interrogé le Vice-Président de l’Organisation, le Professeur Guy Marks (Australie).

Outre ses fonctions de Vice-Président de L’Union, auxquelles il a été élu en novembre 2014, le Professeur Marks enseigne la médecine respiratoire à l’Université de Nouvelle-Galles du Sud et est professeur honoraire de médecine à l’Université de Sydney. Sur le ton de l’humour, il souligne que la principale différence entre ces deux occupations est que l’une est rémunérée et l’autre non.

Il est également l’un des rédacteurs en chef (maladies pulmonaires) de l’International Journal of Tuberculosis and Lung Disease (IJTLD), la revue scientifique de L’Union la plus largement lue et connue. En tant que rédacteur en chef, il collabore avec une équipe qui comprend les membres de la rédaction de la revue à Paris, deux autres rédacteurs en chef (tuberculose) ainsi que plus de 80 rédacteurs adjoints et des centaines de réviseurs aux quatre coins du monde pour sélectionner les articles à publier chaque mois et solliciter des éditoriaux et d’autres contenus pour la revue.

Mais son principal centre d’intérêt en matière de recherche – l’œuvre de sa vie – porte sur les maladies respiratoires, plus précisément les maladies des voies respiratoires, la pollution de l’air et la tuberculose. Il considère l’augmentation des maladies respiratoires chroniques – notamment au sein des communautés vulnérables – comme l’un des principaux défis sanitaires de notre époque, estimant que ce phénomène est trop souvent passé sous silence au profit d’autres maladies et épidémies.

« L’Union est la seule organisation au monde qui centre son action sur les problèmes de santé respiratoire dans les pays à faible et moyen revenu. Nous demandons régulièrement aux pouvoirs publics et aux associations de s’engager à œuvrer pour réduire l’incidence des maladies respiratoires au sein des communautés vulnérables et qui ne disposent pas du cadre juridique et des services que nous connaissons dans les pays riches. Il s’agit là d’un enjeu fondamental de santé publique. »

Le Professeur Marks a commencé à travailler pour L’Union au début des années 1990. Lorsqu’il a participé à sa première conférence mondiale de L’Union sur la santé respiratoire à Paris, il s’est rendu compte que les objectifs scientifiques et les valeurs de l’Organisation correspondaient parfaitement aux siens. Depuis, il a assisté à la quasi-totalité des conférences mondiales.

Depuis sa première adhésion, le Professeur Marks n’a cessé de s’investir au sein de L’Union. Après avoir rejoint l’Organisation en tant que membre individuel, il est devenu Président de la Section Santé respiratoire, défendant les intérêts de la santé respiratoire sous tous ses aspects. Il est aujourd’hui membre du Bureau, l’organe directeur de L’Union, assumant les fonctions de Vice-Président après en avoir été le Secrétaire général. Il participe de ce fait aux activités mensuelles de l’Organisation, en étroite collaboration avec la Présidente de l’Union, le Dr E. Jane Carter, dont il est le suppléant.

« Le plus exaltant en tant que membre du Bureau c’est de pouvoir contribuer au fonctionnement d’une organisation pour laquelle j’ai un profond respect et une très grande admiration. Le plus difficile est d’essayer d’apporter une contribution utile à temps partiel et à titre bénévole. »

« L’un des autres grands défis est d’essayer de diriger L’Union en y associant pleinement les membres. La participation des membres aux activités de L’Union est l’une des clés du succès de l’Organisation. »

Le Professeur Marks est fermement convaincu que les membres de L’Union constituent la pierre angulaire de l’Organisation. « L’Union EST une organisation qui repose sur ses membres. C’est ce qui la distingue des autres organisations qui travaillent dans les mêmes domaines. L’Union est également unique de par ses trois piliers : plaidoyer, crédibilité scientifique et programmes de santé publique. Ces trois volets complémentaires lui confèrent une autorité – un statut actif – dont aucune autre organisation que je connaisse ne peut se prévaloir. »

« L’une des grandes forces de L’Union est qu’elle compte parmi ses membres des personnes et des groupes engagés et actifs dans chacun de ces trois volets d’activité, une combinaison qui confère à L’Union sa place unique dans le monde scientifique. »

Lorsqu’il songe au rôle actuel de L’Union et aux défis à venir, il lui apparaît comme une évidence que la lutte contre les maladies respiratoires demeure une activité prioritaire.

« L’intérêt accordé récemment à la prévalence élevée des maladies respiratoires chroniques dans les pays à faible et moyen revenu – tout comme la nécessité d’offrir aux populations de ces pays la possibilité d’accéder aux traitements – est un sujet crucial du moment mais aussi de demain. Les maladies respiratoires chroniques affectent de manière disproportionnée les populations pauvres. Ces dernières ont plus de risques d’être exposées aux causes environnementales des maladies respiratoires et sont moins susceptibles d’avoir accès à des traitements de qualité et efficaces. »

« L’Union doit être en première ligne dans l’action mondiale visant à redresser cette injustice sanitaire. Nous devons plaider pour une meilleure qualité de l’air, de sorte que les populations pauvres soient moins exposées aux maladies respiratoires. Et nous devons également plaider pour que chacun puisse avoir accès à un traitement efficace contre ces maladies. Je pense que c’est l’une des grandes priorités de L’Union. »