Un atelier examine les enseignements de l’étude TITI sur la TB infantile et leurs implications pour l’avenir

Un atelier organisé récemment à Cotonou (Bénin) a réuni des représentants des quatre pays qui ont participé à l’étude TITI de L’Union, laquelle reposait sur la recherche des sujets contacts pour proposer un traitement préventif de la tuberculose aux enfants de moins de cinq ans.

L’atelier visait à examiner les résultats préliminaires de l’étude, à partager les enseignements tirés de l’expérience pratique et à revoir les plans nationaux pour améliorer la prévention de la tuberculose chez les enfants dans les quatre pays couverts par l’étude : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun et la République centrafricaine.

« Cette réunion a été cruciale pour comprendre l’impact et les incidences pratiques de l’étude et réfléchir à la marche à suivre pour l’avenir. Il est ressorti que les visites à domicile sont jugées essentielles par le personnel mobilisé sur le terrain, non seulement parce qu’elles permettent de recenser tous les enfants potentiellement exposés à la tuberculose, mais aussi de dépister par la même occasion la maladie chez d’autres adultes de la famille », a déclaré le Dr Valérie Schwoebel, responsable de programme pour l’Afrique francophone à L’Union.

L’étude TITI ciblait les enfants vivant sous le même toit qu’une personne traitée pour une tuberculose active. Elle consistait à dépister les symptômes chez les enfants avant de les placer sous traitement préventif. Dans trois des quatre pays, l’étude a utilisé un schéma thérapeutique préventif de trois mois à base de formules médicamenteuses d’isoniazide et de rifampicine adaptées aux enfants. Dans le quatrième pays, l’étude a eu recours au traitement standard d’isoniazide de six mois.

Les résultats préliminaires de l’étude TITI ont été présentés lors de la 49ème Conférence mondiale de L’Union sur la santé respiratoire, qui s’est tenue à La Haye en octobre dernier.

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