Étude de L'Union en Chine : les activités de sevrage tabagique influent à long terme sur les personnes ayant suivi un traitement anti-TB

L'Union a publié en septembre dans la revue Tobacco Induced Diseases les résultats d'une étude sur l'impact des conseils en matière de sevrage tabagique. L'étude décrit en particulier l'évolution du statut tabagique chez des patients ayant reçu un traitement contre la tuberculose cinq ans plus tôt. Il ressort que les patients ayant bénéficié de conseils en matière de sevrage tabagique étaient plus nombreux à avoir arrêté de fumer que ceux qui n'ont pas bénéficié de conseils.

Des études indépendantes ont démontré de longue date que le tabagisme accroît le risque de contracter et développer la tuberculeuse et le risque de décès. Le tabagisme constitue également un facteur de risque de retard dans l'accès aux services de santé pour les personnes atteintes de tuberculose et est aussi associé à un risque accru de tuberculose pharmacorésistante. Malgré les nombreuses données probantes disponibles et le fait que la stratégie de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) pour mettre fin à la tuberculose et L'Union appellent à une action mondiale sur la prise en charge intégrée de la tuberculose et de ses comorbidités, peu de place est faite au sevrage tabagique dans les programmes nationaux de lutte contre la tuberculose de la plupart des pays à faible et moyen revenu.

Pour répondre à ce besoin opérationnel, L'Union a publié en 2010 des lignes directrices sur les interventions de sevrage tabagique pour les patients tuberculeux et les a mises en œuvre en Chine. L'étude fait état de taux d'abandon du tabac élevés immédiatement après la fin du traitement de la tuberculose. Néanmoins, le manque de données à long terme n'a pas permis d'étendre l'étude à l'échelle nationale. Au total, 800 patients tuberculeux avaient été enregistrés début mars 2010, avant de terminer leur traitement antituberculeux en novembre 2011.

Cette étude de suivi a été menée cinq ans après la fin du traitement antituberculeux afin d'évaluer l'évolution du statut tabagique des participants par rapport aux données de référence individuelles collectées au moment du diagnostic de la maladie. Sur les 800 patients tuberculeux initialement enregistrés, 650 ont été retrouvés et interrogés.

Il ressort que les non-fumeurs, les anciens fumeurs et les fumeurs actuels ayant bénéficié de conseils en matière de sevrage tabagique étaient plus nombreux à avoir arrêté de fumer que ceux qui n'ont pas bénéficié de conseils. L'étude a également révélé qu'être âgé d'environ 65 ans et avoir été soigné dans un centre antituberculeux qui n'applique pas de politique antitabac sont des facteurs de risque de rechute tabagique confirmés de façon indépendante.

Les résultats soulignent que le sevrage tabagique et l'interdiction de fumer dans les établissements de santé doivent être parties intégrantes des services de lutte contre la tuberculose et qu'un soutien intensif au sevrage tabagique doit être proposé aux personnes atteintes de tuberculose âgées d'environ 65 ans.

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