Tenue du premier Symposium international sur la vie après la tuberculose à Stellenbosch

Le premier symposium international sur la vie après la tuberculose vient de se dérouler à l'Université de Stellenbosch (Afrique du Sud). Une manifestation dont la mise en place et le fonctionnement doivent beaucoup au nouveau groupe de travail de L'Union sur les troubles respiratoires chroniques consécutifs à la tuberculose.

Environ 65 délégués venus du monde entier ont participé à cette manifestation de deux jours, qui s’est tenue lundi 22 juillet et mardi 23 juillet, sous la présidence du Dr Brian Allwood, consultant en pneumologie à l’Université de Stellenbosch.

 « Il s'agissait du tout premier symposium international consacré aux séquelles et complications relatives à la tuberculose où des experts, des chercheurs et des leaders d'opinion se sont réunis pour partager leurs connaissances, parvenir à un consensus et établir les priorités de recherche dans ce domaine », a déclaré Le Directeur du Département Santé respiratoire de L’Union, le professeur Kevin Mortimer.

Ce symposium visait principalement à :

  • Défendre la cause des patients souffrant de complications suite à la tuberculose
  • Faciliter la mise en réseau directe entre les chefs de file de la recherche dans ce domaine
  • Définir l’état actuel des connaissances autour des maladies consécutives à la tuberculose dans plusieurs domaines d’importance
  • Parvenir à un consensus sur les principaux aspects des maladies respiratoires consécutives à la tuberculose, notamment en ce qui concerne la définition des complications, des pathologies, des maladies et des seuils de résultats
  • Définir et identifier les besoins prioritaires en matière de recherche
  • Et produire un document de référence (« Compte-rendu du Symposium ») destiné aux chercheurs et aux professionnels de santé dans ce domaine 

Le Symposium faisait suite à la publication, la semaine précédente, de l’article intitulé ’Long-term all-cause mortality in people treated for tuberculosis: a systematic review and meta-analysis’ dans la revue The Lancet Infectious Diseases. (Ensemble des causes de mortalité à long terme chez les personnes ayant guéri de la tuberculose : examen et méta-analyse systématique).

Cet article a été rédigé par des chercheurs de l'Université McGill et de l'Université de la Colombie-Britannique, qui ont entrepris un examen systématique rigoureux de milliers d'études portant sur les résultats de traitements antituberculeux sur une période de dix ans, de janvier 1987 à mai 1998.

Les auteurs ont ainsi conclu que « les personnes ayant guéri de la tuberculose possédaient un taux de mortalité significativement plus élevé à l’issue de leur traitement comparé à la population générale ou à leurs témoins appariés. Ces résultats confirment la nécessité de mener d’autres études pour comprendre et traiter les facteurs biomédicaux et sociaux qui conditionnent le pronostic vital à long terme de cette population. »

Dans le même numéro de The Lancet Infectious Diseases, un autre article intitulé  ‘Healthy Survival After Tuberculosis’, (Survivre en bonne santé après la tuberculose), offre une présentation générale de l’étude ainsi que des commentaires sur son retentissement. Cet article a été rédigé par Sumona Datta et Carlton Evans, du Collège impérial de Londres et de l’Université de Lima, tous deux membres du comité directeur du Symposium international sur les troubles consécutifs à la tuberculose de Stellenbosch.

Le groupe de travail sur les troubles respiratoires chroniques consécutifs à la tuberculose est formé de membres de L'Union provenant de la Section scientifique Santé respiratoire de l’adulte et de l’enfant. Les groupes de travail de l'Union offrent aux membres animés par un intérêt professionnel commun la possibilité de collaborer à des projets, de mener des recherches et d'organiser des activités conjointes.

« De nombreux membres du comité directeur du symposium font également partie du groupe de travail de L'Union. Ainsi, le symposium de Stellenbosch sera un prolongement des activités du groupe de travail », a ajouté le Dr Mortimer.

Les utilisateurs de réseaux sociaux peuvent trouver des informations et des commentaires sur la conférence sur Twitter via le hashtag #PTBS2019 et #lifeafterTB.

Les organisateurs de la conférence se disent maintenant impatients de faire avancer le programme sur la santé respiratoire consécutive à la tuberculose. À cette fin, ils apprécieraient que les tous les acteurs de la lutte contre la tuberculose, et en particulier les anciens patients, partagent sur les réseaux sociaux leurs expériences, commentaires, opinions et informations concernant la vie après la maladie. Tous les tweets et messages pertinents sur les réseaux sociaux doivent être accompagnés du hashtag #lifeafterTB.

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