« Nous sommes le baromètre financier de L’Union, qui lui permettons d'aller de l’avant et de faire avancer les projets », Aziz Bouchelaghem, contrôleur financier, L’Union.

« Nous sommes le baromètre financier de L’Union, qui lui permettons d'aller de l’avant et de faire avancer les projets », Aziz Bouchelaghem, contrôleur financier, L’Union.

« La formation en comptabilité financière ne prépare pas à une carrière dans le secteur à but non lucratif... Seule la pratique permet d'acquérir l’expérience nécessaire... », affirme Aziz Bouchelaghem, contrôleur financier pour L’Union, chargé de garantir que les informations financières de L’Union et de ses bureaux et membres sont bien tenues et conservées correctement. La qualité de ces données est déterminante pour L’Union et ses activités à travers le monde.

Aziz a rejoint L’Union en 2006. C’est dans le secteur à but non lucratif de la santé publique qu’il a fait ses premiers pas dans le monde de la finance. « J'y suis arrivé par hasard », explique-t-il. « Lorsque l’on étudie la comptabilité, on n’aborde pas le secteur à but non lucratif ; je ne pensais donc pas travailler dans le domaine de la santé publique. La formation en comptabilité porte avant tout sur la maximisation des profits grâce à une utilisation efficiente des ressources. Mais dans la finance pour la santé publique, l'accent est mis sur les personnes et sur les projets. Au sein de L’Union, mon objectif n’est donc pas nécessairement le bénéfice (bien que nous puissions en dégager un), mais l’efficience. L'utilisation efficiente des ressources, du personnel et du rapport coût-bénéfice est essentielle pour garantir la stabilité financière. »

L'importance accordée à l’efficience des ressources est palpable dans le travail mené par L’Union au sein des communautés locales à travers le monde. « En 2009, on m’a confié la mission de lancer le programme d'installation d'un nouveau type de logiciel dans l’ensemble de nos bureaux à travers le monde. Au départ, cela m’a semblé une tâche de routine. Mais une fois tous nos bureaux nationaux équipés du même logiciel, j'ai réalisé que nous pouvions accéder instantanément à toutes les informations dont nous avions besoin, et partant, agir rapidement. Ce sont ces choses-là qui font la différence dans les communautés que nous tentons d'aider, au sein desquelles ce type de décision peut changer la donne. »

En 2014, Aziz s’est rendu en Ouganda pour installer et mettre en œuvre le logiciel de comptabilité permettant de gérer l’activité programmatique de L’Union dans ce pays. « J’ai été frappé de constater à quel point les gens sont heureux de rencontrer un représentant de L’Union : cela signifie beaucoup pour eux et ils sont reconnaissants pour tout ce que L’Union fait dans leur pays. Lorsque l’on travaille dans le service financier, l'aide que l'on apporte est différente de celle offerte par un médecin qui se trouve en première ligne et dont la mission suppose des interactions directes sur le terrain ; ce fut une expérience formidable de rencontrer les gens sur place, d’écouter leurs histoires et d’avoir leur retour. »

Et d’ajouter : « sur place, j’ai découvert les problèmes soulevés par la détection de la tuberculose, et comment une bonne budgétisation peut apporter des solutions. Par exemple, la disponibilité d'un appareil de dépistage GeneXpert, essentielle pour aider nos collègues à diagnostiquer la tuberculose et à dépister la résistance médicamenteuse, m'a montré que la finance a atteint son but et fait une différence.

Je suis intimement convaincu que notre rôle consiste à aider les médecins, les infirmiers et les autres personnels techniques dans leur travail et à leur permettre d'apporter leur expertise là où on en a le plus besoin. Sans budgets et rapports financiers, leur travail serait freiné. Il pourrait même devenir insoutenable. C’est aussi simple que cela. »

Aziz réussit à relever quelques-uns des défis les plus inhabituels que l’on puisse rencontrer dans son métier.

« Je crois fermement à la cause de la lutte contre la tuberculose. Parvenir à éradiquer cette maladie contribuera au développement général d’un pays. J'ai vu de mes yeux que la tuberculose n’est pas une maladie qui survient isolément ; elle a également un impact sur la communauté, sur les moyens de subsistance, sur les familles et sur l’environnement. Je suis fier de faire partie de cette aventure.

La journée mondiale contre la tuberculose est célébrée le jour de mon anniversaire (le 24 mars) ; je crois que c’est un signe : travailler pour L’Union était mon destin. »

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