« Mon travail me permet d’agir pour faire bouger les choses »

Basée à Paris, Selma Dar Berger est Chargée de portefeuille de projets à l’international.

Originaire d’Inde, pays le plus touché par la tuberculose, Selma Dar Berger a toujours voulu se rendre utile pour faire bouger les choses.

« Mon travail à L’Union m’apporte une véritable satisfaction. Voir que notre action a un impact direct est pour moi une source de motivation au quotidien », confie-t-elle.

Selma travaille depuis 11 ans au service financier de L’Union. Elle joue aujourd’hui un rôle essentiel dans l’établissement des relations avec les partenaires et les bailleurs de fonds, depuis la phase de proposition des subventions jusqu’à leur finalisation.

« Déterminer où nos activités peuvent avoir un impact est une chose, mais concrétiser cet impact en est une autre, car tellement de choses peuvent changer. Mon travail consiste à faire en sorte que nos relations de financement demeurent solides et se développent pour permettre à nos projets de livrer tout leur potentiel », explique-t-elle.

« Je peux voir l’impact direct de notre travail dans les changements apportés aux politiques et à la mise en œuvre des programmes. Ces changements améliorent à leur tour la prise en charge et les traitements sur le terrain et, par ricochet, les services de santé pour les personnes qui en ont le plus besoin », poursuit-elle.

Une grande partie de son travail consiste à soutenir le Centre de recherche opérationnelle de L’Union, dont elle fait partie depuis sa création en 2009.

Le Centre de recherche opérationnelle a été créé pour renforcer les capacités de recherche opérationnelle des pays à faible et moyen revenu confrontés à de graves épidémies de maladies transmissibles et où progressent également les épidémies de maladies non transmissibles.

Dans ces pays, la capacité à prévenir, contrôler et traiter ces maladies est entravée par la faiblesse des systèmes d’information sanitaire et par un manque de personnel expérimenté capable de fournir les données nécessaires pour améliorer les politiques et les pratiques. Le Centre de recherche opérationnelle vise à encourager et promouvoir la recherche opérationnelle et à renforcer les capacités des professionnels de la santé publique. À cet effet, le Centre propose toute une série de cours dans le cadre de son Initiative structurée de recherche opérationnelle et de formation (SORT IT). Il établit également des partenariats avec diverses organisations pour tirer le meilleur parti de la recherche opérationnelle et aussi évaluer et surveiller l’incidence des activités entreprises dans ce domaine.

« Les cours et les projets de recherche opérationnelle illustrent véritablement la mission première de L’Union qui est de proposer des solutions de santé aux populations pauvres en identifiant les défis sanitaires auxquels sont confrontées les communautés à faible et moyen revenu ainsi que les lacunes dans la prestation des services de santé. La recherche opérationnelle est un élément clé du travail réalisé par L’Union pour accomplir sa mission », souligne Mme Dar Berger.

L’important travail effectué par Mme Dar Berger est d’un grand secours pour les experts techniques car il leur permet de se concentrer sur l’exécution stratégique des programmes. Mme Dar Berger est notamment responsable des questions de conformité, d’évaluation des risques et de vérification, autant d’éléments cruciaux pour le succès des programmes et de L’Union en général.

Elle se rend sur les lieux de formation des cours SORT IT pour vérifier comment sont dépensés les fonds et s’assurer qu’ils sont employés de façon optimale. En étroite collaboration avec les assistants administratifs des cours, Mme Dar Berger coordonne trois cours SORT IT nationaux et un cours SORT IT régional en Asie, en gardant toujours le contact avec les organisations partenaires, à savoir Médecins Sans Frontières (MSF) et le programme spécial de recherche et de formation concernant les maladies tropicales de l’OMS.

Preuve de son étroite collaboration avec le personnel décentralisé au sein du Centre de recherche opérationnelle et aussi sur le terrain, elle a co-signé dix articles scientifiques et aide 12 chercheurs en recherche opérationnelle, basés en Asie et en Afrique, pour qu’ils aient tout ce dont ils ont besoin afin de mener leurs recherches et atteindre leurs objectifs annuels.

« C’est un grand honneur de travailler pour le Centre de recherche opérationnelle et de participer au renforcement des capacités dans des pays où l’impact même de ce travail permettra d’améliorer la prestation des services de santé et de sauver des vies », explique-t-elle.

En plus de faire partie de l’équipe qui a mis en place le Centre de recherche opérationnelle, lequel a déjà formé près de 700 professionnels de santé et publié plus de 1 000 articles scientifiques, Mme Dar Berger est parvenue à obtenir une importante subvention de 32 millions de dollars canadiens auprès de l’Agence canadienne de développement international (ACDI) pour le projet FIDELIS (Fonds pour l’extension de la stratégie innovante DOTS par le biais d’initiatives locales visant à enrayer la tuberculose). Elle joue donc un rôle crucial dans le renforcement des relations de financement.

« Pour exécuter un projet convenablement il faut évaluer sa progression au fur et à mesure et l’ajuster en fonction des résultats de l’évaluation. La qualité de la relation avec le bailleur de fonds a donc un impact décisif sur le succès ou l’échec du projet », explique-t-elle.

« D’après mon expérience, les bailleurs de fonds sont toujours prêts à dialoguer sur la meilleure façon d’employer leur argent pour atteindre nos objectifs communs. Nous devons travailler ensemble. Donc, ma démarche est de toujours rester honnête et ouverte et d’apporter de nouvelles idées », assure Mme Dar Berger.

« Je pense que je tiens cette approche des personnes avec qui j’ai eu la chance de travailler au sein de L’Union, en particulier le professeur Tony Harries, fondateur du Centre de recherche opérationnelle », confie-t-elle.

« Le professeur Harries a été une grande source d’inspiration tout au long de ma carrière. J’ai eu la chance de travailler à ses côtés pendant dix ans et il m’a appris combien comptent la sincérité et l’enthousiasme. Ses encouragements et sa confiance m’ont beaucoup apporté et m’ont permis d’apprécier pleinement mon travail, en me transmettant l’enthousiasme et la motivation nécessaires pour continuer », se souvient-elle.

« Le professeur Harries m’a aussi appris l’une des choses essentielles de toute ma carrière : la nécessité de toujours garder une vue d’ensemble sur les choses », explique-t-elle.

« La chose la plus gratifiante en travaillant à L’Union c’est de savoir que nous sommes les héritiers d’une noble combat démarré il y a près d’un siècle et qui permet d’améliorer la vie de tant de personnes à travers le monde », se félicite Mme Dar Berger.

Preuve de son dévouement et de sa passion, elle contribue également à deux projets personnels au Malawi en faveur des enfants et de la population en général. Depuis qu’elle a commencé à se rendre Au Malawi il y a dix ans dans le cadre de son travail pour L’Union, elle a appris à découvrir ce pays et aussi son peuple.

« L’Union continue d’améliorer son action de sensibilisation concernant les menaces qui pèsent sur la santé respiratoire. Actuellement, grâce à la recherche opérationnelle, l’Organisation a un impact mondial en fournissant aux décideurs des données et des solutions qui leur permettent d’améliorer leurs systèmes de santé », explique-t-elle.

« Les témoignages d’anciens patients atteints de tuberculose que nous avons entendus cette année à la Conférence mondiale de L’Union à La Haye m’ont beaucoup touchée et m’ont rappelé pourquoi je me lève chaque jour pour faire ce travail que j’aime et que j’espère bien continuer encore pendant de nombreuses années », conclut-elle.

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