« Mon objectif est que L’Union devienne la référence incontournable en matière de formation sur la santé respiratoire », Marianne Gaye-Ayrault

« Mon objectif est que L’Union devienne la référence incontournable en matière de formation sur la santé respiratoire », Marianne Gaye-Ayrault

Depuis que Mme Gaye-Ayrault a pris la tête du Département Cours et formation Monde de L’Union, les programmes de formation de l’Organisation ont connu une petite révolution. 

Sous sa direction, les formations de L’Union – homologuées et dispensées par des experts aux professionnels de santé dans les domaines de la tuberculose, de la santé respiratoire, de la lutte antitabac et de l’encadrement – ont été renforcées et redynamisées. Un processus qu’elle juge « absolument essentiel » dans un secteur en constante évolution et de plus en plus concurrentiel. 

« L’Union a toujours accordé une grande importance à la formation, en tant qu’élément fondamental pour renforcer les systèmes des pays où nous travaillons », explique-t-elle. « En 2016, le Directeur exécutif de L’Union, José Luis Castro, m’a demandé d’aller encore plus loin en procédant à une normalisation complète de l’ensemble de l’offre de formation de L’Union à l’échelle mondiale, des formations médicales sur la tuberculose aux actions de plaidoyer dans le domaine de la lutte antitabac. L’objectif est de faire en sorte que les programmes d’enseignement de L’Union deviennent les formations de référence dans notre domaine ». 

Le défi était certes stimulant, mais il comportait aussi des difficultés, reconnaît Mme Gaye-Ayrault. Il a fallu par exemple assurer la cohérence et la qualité de l’ensemble de l’offre de formation, tout en tenant compte des besoins et des systèmes des divers pays où sont dispensées les formations de L’Union. 

« Selon moi, il est indispensable d’assurer la qualité tout en multipliant les opportunités et en renforçant l’accès à la formation à travers le monde. Je pense que nous sommes y largement parvenus. Nous proposons désormais des cours dans différentes langues, y compris en chinois. Nous nous sommes implantés dans de nouveaux territoires, comme Dubaï, et nous envisageons de renforcer notre offre en Afrique et en Amérique latine. Le potentiel est énorme et la mission qui nous est confiée est pour le moins stimulante ». 

Avec ses formations labellisées « Cours de L’Union », le Département Cours et formation fournit aux professionnels de santé les compétences dont ils ont besoin pour élaborer des programmes de santé publique à la fois solides d’un point de vue clinique et efficaces sur le plan administratif. Tous les cours sont agréés par l’Association internationale pour l’éducation permanente et la formation (IACET) et les cours payants sont homologués par le Comité européen d’accréditation en pneumologie (EBAP). Ces accréditations garantissent la qualité des cours et permettent aux participants d’obtenir des crédits de formation permanente et de formation médicale continue reconnus dans le monde entier. L’ensemble des formations proposées par L’Union sont détaillées sur le site http://unioncourses.org

Mme Gaye-Ayrault a découvert le travail de L’Union lors de la 45ème Conférence mondiale de L’Union sur la santé respiratoire, organisée en 2014 à Barcelone. « Cela a été mon premier contact avec L’Union, avant de commencer à travailler officiellement pour l’Organisation. Lors de cette conférence, j’ai rencontré un groupe de délégués d’Afrique francophone. La première chose qu’ils m’ont dite a été : "Pourquoi les cours de développement managérial ne sont-ils pas proposés en français ? Nous avons besoin de ces formations dans notre région". J’ai alors eu comme un déclic ». 

Mme Gaye-Ayrault a officiellement commencé à travailler pour L’Union en 2015, comme Directrice du Programme international de développement managérial (IMDP). En tant que professionnelle de la formation et titulaire d’un MBA en commerce international et marketing, elle a d’abord été intéressée par la possibilité de former des professionnels de la santé publique aux techniques de gestion mondiale et de leur présenter les stratégies employées dans les organisations à but lucratif et non lucratif. 

« Mais il m’est vite apparu que ma tâche était autrement plus vaste. J’ai découvert peu à peu le travail effectué par L’Union et la charge de la tuberculose à travers le monde. L’Union intervient à la fois au niveau local dans les pays à faible et moyen revenu, mais aussi sur des problèmes mondiaux. Il s’agit d’environnements complexes et il est essentiel que nous puissions fournir aux professionnels les outils nécessaires pour aider les pays à élaborer leurs propres programmes de lutte contre la tuberculose. Je me suis alors rendu compte que notre mission dépassait le strict cadre de la formation et portait plus largement sur l’humain, qu’il s’agisse des patients ou des professionnels de santé. Les personnes sont au cœur des cours de L’Union et notre travail a pour finalité d’améliorer la vie des patients », explique-t-elle. 

Lorsqu’on lui demande à quoi ressemble son travail au quotidien, Mme Gaye-Ayrault explique que chaque jour est une nouvelle aventure. « Mon travail est extrêmement varié : je dirige l’équipe du Département Cours et formation, je me rends à des conférences et dans les pays où nous organisons les cours, je présente les cours de L’Union aux clients potentiels, je négocie des contrats de formation et je veille aussi à la viabilité financière des cours. Les cours de L’Union n’étant pas financés par des subventions, notre Département doit générer des recettes pour soutenir le travail de L’Union. 

Pour relever ce défi, Mme Gaye-Ayrault se tient constamment informée des derniers développements dans les domaines de la tuberculose, de la santé respiratoire et de la gestion, mais aussi de l’évolution du secteur. Les formations de L’Union doivent être pertinentes et tenir compte des nouvelles technologies et découvertes. De même, Mme Gaye-Ayrault et son équipe doivent constamment s’adapter pour proposer des programmes qui répondent aux besoins du secteur en constante évolution. Mais un autre défi doit également être relevé, à savoir « gérer une équipe répartie sur trois continents et 12 fuseaux horaires ! », explique Mme Gaye-Ayrault. « Cela est parfois épuisant, mais c’est aussi ce qui rend ce travail si intéressant et stimulant », poursuit-elle. 

Travailler pour le compte d’une organisation à but non lucratif – plutôt que pour une entreprise commerciale – correspond davantage aux aspirations personnelles de Mme Gaye-Ayrault : « J’ai œuvré pour de nombreuses causes pendant des années. Aujourd’hui, le don d’organes et la lutte contre la leucémie sont des questions qui me tiennent particulièrement à cœur, depuis que mon frère a été emporté par cette maladie il y a quelques années. Je soutiens également activement le combat pour l’égalité des chances, pour permettre aux femmes d’accéder aux postes de direction et de gestion ». 

« Notre travail n’est pas terminé. Je souhaite que les cours de L’Union deviennent la référence incontournable en matière de formation sur la tuberculose, la santé respiratoire et la santé publique. Mais pour l’heure, je suis heureuse que les délégués que j’ai rencontrés à la Conférence mondiale de 2014 puissent désormais suivre les cours de l’IMDP en français et en espagnol », confie-t-elle. 

« Nous avons ouvert la voie pour permettre à de plus en plus de professionnels de la santé publique de renforcer leurs compétences, au profit des pays dans lesquels ils travaillent. Aujourd’hui, les cours de L’Union renferment l’ensemble des connaissances dont ont besoin les professionnels de santé qui travaillent dans les domaines de la tuberculose et de la santé respiratoire ». 

Unioncourses.org 

Une présentation des cours de L’Union est également disponible sur LinkedIn, à l’adresse https://www.linkedin.com/showcase/11121063

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