L’Union se félicite des résultats préliminaires d’un nouvel essai clinique sur un vaccin antituberculeux

Les premiers résultats d’un essai clinique sur un nouveau vaccin contre la tuberculose financé par le laboratoire GlaxoSmithKline (GSK) et mené en partenariat avec Aeras ont été publiés aujourd’hui, mardi 25 septembre, dans la revue New England Journal of Medicine (en anglais). 

Selon GSK et Aeras, lors d’un essai clinique de phase IIb, le vaccin expérimental M72/AS01E de GSK a permis de réduire de façon significative l’incidence de la tuberculose pulmonaire chez des adultes séronégatifs atteints d’une infection tuberculeuse latente. Ces premiers résultats démontrent une efficacité globale du vaccin de 54 %, avec des taux de réponse variables observés dans différents sous-groupes démographiques.

« Les résultats préliminaires de l’essai clinique de phase IIb en cours pour le vaccin antituberculeux expérimental M72/AS01E de GSK constituent une étape importante vers la mise au point d’un nouveau vaccin contre la tuberculose », a déclaré la Directrice scientifique de L’Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires (L’Union), le Dr Paula I. Fujiwara. 

« Ces résultats arrivent à un moment crucial, alors que les dirigeants du monde se réunissent demain, mercredi 26 septembre, aux Nations Unies, à New York, pour définir les grandes lignes en vue d’éradiquer l’épidémie de tuberculose », a-t-elle souligné. 

« Les dirigeants se sont engagés à mettre fin à l’épidémie mondiale de tuberculose d’ici 2030. Et pour atteindre cet objectif, nous avons besoin d’un nouveau vaccin contre la maladie. Par rapport aux autres grandes maladies meurtrières, le financement accordé à la recherche sur la tuberculose demeure dérisoire. On relève un déficit de 1,2 million d’US$ entre le financement annuel nécessaire pour la recherche mondiale sur la tuberculose et celui effectivement disponible. Ces nouvelles données sur la mise au point d’un vaccin antituberculeux devraient inciter les dirigeants nationaux à doubler leurs investissements pour la recherche. C’est précisément ce à quoi ils devraient s’engager cette semaine à l’ONU. Il ne leur reste plus qu’à joindre la parole aux actes », a conclu le Dr Fujiwara.

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