L’Union salue la nomination du nouveau Directeur exécutif du Fonds mondial, qui ouvre un nouveau chapitre dans la lutte contre la tuberculose

Déclaration du Directeur exécutif de L’Union, José Luis Castro 

Le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme (Fonds mondial) a nommé aujourd’hui Peter Sands pour succéder à M. Mark Dybul au poste de Directeur exécutif de l’Organisation. 

L’Union adresse ses plus chaleureuses félicitations à Peter Sands et félicite le Fonds mondial pour cette nomination qui allie un leadership visionnaire et les compétences pratiques nécessaires pour faire avancer les efforts visant à éliminer certaines des maladies les plus infectieuses et meurtrières à travers le monde. 

M. Peter Sands possède à la fois une expérience dans le domaine de la santé publique, acquise au Harvard Global Health Institute et à la Commission de l’Académie nationale de médecine, et un sens aigu des finances. Il a été Président directeur général de Standard Chartered PLC et Président du Groupe de travail international sur le financement des activités de préparation aux pandémies. Il présente le profil idéal pour répondre aux priorités en matière de santé publique et combler les graves déficits de financement. 

Le nouveau Directeur exécutif du Fonds mondial prend ses fonctions à un moment particulièrement crucial pour la lutte contre la tuberculose. L’Organisation mondiale de la santé (OMS) vient en effet de publier son Rapport 2017 sur la lutte contre la tuberculose dans le monde, qui explique sans détour aux acteurs du secteur que les progrès vers l’élimination de cette maladie sont en stagnation. 

Le rapport met également en lumière le déficit de financement bien réel qui entrave les efforts déployés à l’échelle mondiale pour mettre fin à la tuberculose. D’après l’OMS, les soins et la prévention de la tuberculose ont enregistré un déficit de 2,3 milliards d’US$ en 2017. Chaque année, la recherche-développement a besoin de 1,2 milliard d’US$ supplémentaires pour mettre au point de nouveaux outils et médicaments. 

Il appartient à chacun d’entre nous d’agir pour obtenir des investissements viables, durables et adéquats, et non pas des financements éphémères. Nous devons également encourager les investissements de la part des bailleurs de fonds du développement non traditionnels, ainsi que les mécanismes qui incitent les pays à financer la lutte contre la tuberculose via le budget national. J’utilise délibérément le terme « investissements » car pour chaque dollar dépensé dans la lutte contre la tuberculose, le retour sur investissement en termes de soins de santé plus efficients, de médicaments efficaces et de nouveaux outils est de 43 US$. 

Lors de la Conférence mondiale de L’Union sur la santé respiratoire qui s’est tenue le mois dernier à Guadalajara (Mexique), j’ai eu le plaisir de partager une tribune avec le Directeur des relations extérieures du Fonds mondial, le Dr Christoph Benn, pour annoncer un nouveau partenariat entre L’Union et le Fonds mondial destiné à stimuler les investissements du secteur privé afin d’éradiquer l’épidémie de tuberculose d’ici 2030. Sans investissement, nous ne pourrons pas accélérer les progrès, l’échéance de 2030 ne pourra pas être tenue et la tuberculose continuera de décimer des vies inutilement. L’appui et l’expertise du Fonds mondial constitueront un élément essentiel pour redresser la situation, et nous nous réjouissons à l’idée de travailler en étroite collaboration avec Peter Sands pour écrire un nouveau chapitre du financement de la lutte contre la tuberculose et concrétiser l’objectif d’élimination de cette maladie.

 

 

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