L’Union réunit des représentants de missions auprès de l’ONU à Genève pour réclamer des mesures décisives contre la tuberculose

En vue de la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la tuberculose qui se tiendra en septembre, L’Union et ses partenaires ont organisé le 19 juin à Genève une réunion d’information à laquelle ont assisté des représentants de vingt missions de pays auprès de l’ONU-Genève ainsi que des spécialistes de la tuberculose et des représentants d’organisations de lutte contre cette maladie. Placée sous le thème « Le rôle vital de la recherche sur la tuberculose et l’élimination de la tuberculose », la réunion a été l’occasion de souligner le besoin urgent d’accroître la recherche sur la maladie pour élaborer et déployer des interventions efficaces et renforcer l’efficacité des programmes de lutte contre la tuberculose.

Alors que les pays de l’ONU négocient le contenu de la toute première déclaration politique des Nations Unies sur la tuberculose, L’Union et ses partenaires ont demandé aux représentants des missions de veiller à ce que le texte comporte des engagements concrets en faveur de la recherche sur la tuberculose, avec les financements correspondants. Cette déclaration établira un cadre politique mondial pour l’élimination de la tuberculose et garantira l’engagement nécessaire à cette fin. Mais pour cela, le texte devra comporter des objectifs clairs et ambitieux et remporter l’adhésion des responsables politiques.

Le Directeur exécutif de L’Union, José Luis Castro, a souligné la nécessité de prévoir des objectifs de financement spécifiques, des objectifs clairs pour mettre au point de nouveaux outils et un mécanisme de responsabilisation permettant de mesurer les progrès vers la réalisation de ces engagements.

« Si nous ne traçons pas une nouvelle voie pour lutter contre la tuberculose, nous allons nous retrouver face à une catastrophe humanitaire internationale due à la propagation de la tuberculose pharmacorésistante qu’aucun pays ne pourra ignorer et dont le coût humain et financier sera bien plus élevé que ce que nous demandons aux États membres d’investir aujourd’hui », a déclaré M. Castro.

L'attaché sanitaire principal à la Mission permanente de la Fédération de Russie auprès de l'ONU-Genève, Alexey Novozhilov, et le Ministre conseiller de la Mission permanente du Brésil auprès de l’ONU-Genève, Nilo Ditz, ont présenté les déclarations de leurs pays respectifs et ont réitéré leur soutien à la lutte contre la tuberculose.

Ont également pris la parole le Dr Soumya Swaminathan, Directrice générale adjointe chargée des programmes à l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), le Dr Tereza Kasaeva, Directrice du Programme mondial de lutte contre la tuberculose à l’OMS, Lucica Ditiu, Directrice exécutive du Partenariat Halte à la tuberculose, et Stefan Radut, ancien patient roumain dont les trois années de traitement contre la tuberculose multirésistante lui ont fait perdre la moitié de son poumon gauche et une grande partie de son audition.

« Quand le monde décide de se mobiliser, les résultats sont au rendez-vous », a déclaré le Dr Swaminathan, rappelant aux participants les progrès réalisés contre Ebola. « Nous avons démontré qu’il est possible de s’unir et de relever les grands défis en matière de santé. Néanmoins, nous ne pourrons pas atteindre les Objectifs de développement durable sans nous attaquer à des maladies comme la tuberculose et le paludisme », a-t-il souligné.

Un groupe de représentants d’organisations non gouvernementales et intergouvernementales a présenté les difficultés que pose le système actuel de recherche-développement ainsi que les innovations et les possibilités disponibles pour changer et améliorer ce système.

« Nous nous réjouissons du fait que nous disposons désormais de deux nouveaux médicaments, mais cela ne suffit pas », a déclaré la Directrice scientifique de L’Union, le Dr Paula I. Fujiwara. « D’après les données de l’OMS, nous avons besoin d’au moins 18 médicaments. Pour éradiquer la tuberculose, nous avons besoin de ces outils et des financements correspondants », a-t-elle ajouté.

La réunion a été co-organisée par L’Union, le Partenariat Halte à la tuberculose, la campagne de Médecins sans frontières pour l’accès aux médicaments essentiels, le Treatment Action Group et Centre Sud.

De gauche à droite : Nilo Ditz, Ministre conseiller de la Mission permanente du Brésil auprès de l’ONU-Genève ; Janika Hauser, responsable de la sensibilisation à la tuberculose auprès des parlementaires chez RESULTS UK ; Dr Grania Brigden, Directrice adjointe du Département Tuberculose et VIH de L’Union ; Dr Tereza Kasaeva, Directrice du Programme mondial de lutte contre la tuberculose à l’Organisation mondiale de la Santé ; Dr Els Torreele, Directrice exécutive de la campagne de Médecins sans frontières pour l’accès aux médicaments essentiels ; José Luis Castro, Directeur exécutif de L’Union ; Lucica Ditiu, Directrice exécutive du Partenariat Halte à la tuberculose ; Dr Paula I. Fujiwara, Directrice scientifique de L’Union ; Dr Ole Olesen, Directeur de la coopération Nord-Nord à l’EDCTP ; et Stefan Radut, ancien patient atteint de tuberculose multirésistante.

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