L’Union félicite la Chine pour son projet de réglementation des cigarettes électroniques

L’Union se réjouit que la Chine prévoie de réglementer l’usage des cigarettes électroniques pour empêcher les jeunes et les non-fumeurs de débuter le vapotage.

Lors d'une conférence de presse lundi 22 juillet, Mao Qunan, Directeur du service de planification de la Commission nationale de santé (NHC) en Chine, a déclaré que la NHC « travaillait avec les services concernés pour mener des études de supervision sur les cigarettes électroniques et envisageait de réglementer l’usage des cigarettes électroniques par des mesures législatives ».

Il est urgent de réglementer les cigarettes électroniques dans le monde entier car les études prouvent que le vapotage augmente de manière très sensible chez les jeunes. L'enquête menée par les Centres de contrôle des maladies sur le tabagisme chez les jeunes aux États-Unis a démontré que le nombre de lycéens américains indiquant utiliser des cigarettes électroniques avait cru de 78 % entre 2017 et 2018. Les auteurs de l’étude ont suggéré que cela pouvait s’expliquer par la popularité de certains types de produits tels que JUUL.

« Les dernières données dont nous disposons indiquent que l’usage de cigarettes électroniques chez les adolescents est de nature à orienter ces derniers vers la consommation de produits du tabac », a déclaré le Dr Gan Quan, Directeur du Département Contrôle du tabac de L'Union. « Il est urgent de réglementer les cigarettes électroniques en Chine afin de garantir la protection des jeunes. »

« Nous préconisons que les cigarettes électroniques soient réglementées en tant que produits pharmaceutiques, ce qui obligerait les fabricants à prouver que la vente de ces produits apporte des bienfaits pour la santé. Il est également important que l’usage des cigarettes électroniques soit interdit dans les espaces publics, que toute publicité pour les cigarettes électroniques soit interdite, et que des mises en garde soient imprimées sur les emballages. »

L’Union a émis des recommandations supplémentaires sur la réglementation des cigarettes électroniques en vue de préserver la santé publique dans une déclaration de position résumée sur les cigarettes électroniques et les systèmes électroniques de délivrance de nicotine (en anglais).

Lors des dix dernières années, d’énormes progrès ont été réalisés en Chine – le pays possédant le plus fort taux de tabagisme au monde – pour protéger les non-fumeurs face au tabagisme passif. Une réglementation trop laxiste en matière de cigarettes électroniques, voire une absence pure et simple de réglementation, pourrait mettre à mal les progrès réalisés pour faire évoluer les normes sociales relatives au tabagisme, et compromettre l’efficacité et l’efficience des lois antitabac.

L’Administration du monopole de l’État sur le tabac (STMA) jouit d’une position particulière dans la mesure où elle fait partie de l’appareil gouvernemental chinois. Il est donc essentiel d’éloigner la STMA des processus d’élaboration des politiques antitabac, car cela pose un conflit d'intérêt et enfreint l’article 5.3 de la CCLAT (Convention-cadre de l’OMS sur la lutte antitabac) relatif à l’ingérence de l’industrie du tabac. Ce principe devrait également s’appliquer à l’élaboration de la réglementation en matière de cigarettes électroniques.

« Il est indispensable que l’autorité de réglementation sur les cigarettes électroniques revienne à l’office chinois de contrôle pharmaceutique et alimentaire, et que la STMA soit exclue du processus de réglementation des cigarettes électroniques et de tout débat à ce sujet en Chine », a conclu le Dr Gan Quan.

 

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