Lors du Sommet de Berlin sur la TB, le plan d’action des dirigeants du G20 pour combattre la TB et l’AMR a été débattu et de nouvelles données sur la TB-MR ont été dévoilées

Du 20 au 22 mars, à Berlin (Allemagne), le Comité mondial de lutte contre la TB a convoqué un sommet composé d’experts de la santé au niveau mondial, de la société civile et de parlementaires faisant partie du Groupe de 20 pays (G20), afin de débattre et trouver un accord sur les propositions des dirigeants du G20 à mettre en œuvre concernant la TB et le plan d’action pour combattre la résistance aux antimicrobiens (AMR).

Lors de l’événement principal, de nouvelles données régionales prévoyant le « pire scénario » concernant la TB-MR pour l’avenir ont été dévoilées par Mme Yael Selfin, responsable de la macroéconomie chez KPMG. Ces données ont clairement démontré l’impact humain supposé de la maladie, ainsi que les coûts économiques de la multirésistance, si la TB ne se classe pas parmi les priorités et si une action urgente n’est pas menée.

Présent au Sommet, le Directeur exécutif de L’Union, José Luis Castro, a commenté ces nouvelles données :

« Ces chiffres reflètent la menace sans égal que la TB représente, aussi bien au niveau du plan d’action pour combattre l’AMR que dans un cadre plus large. Même si nous espérons tous qu’ils ne se concrétisent pas, ils démontrent que la TB est une combinaison létale d’une maladie à la fois transmissible par l’air et multirésistante.

Cette focalisation du G20 sur la résistance tombe donc à point nommé, et j’espère que le gouvernement allemand et autres représentants présents feront tout ce qui est en leur pouvoir pour s’assurer que la TB est reconnue comme la menace centrale du plan d’action pour combattre l’AMR par les nations du G20. »

Lors du Sommet du G20 à Hangzhou (Chine) l’année dernière, le sujet de l’AMR a été inscrit dans l’ordre du jour du groupe pour la première fois ; un signal clair que les dirigeants mondiaux reconnaissent la menace mondiale grave que représente la multirésistance. Les dirigeants s’étaient alors engagés à « ouvrir la R&D à des antimicrobiens nouveaux et existants dans une perspective de valeur ajoutée du G20 ».

Au Sommet de Berlin sur la TB, M. Castro a demandé aux dirigeants du G20 de renouveler leur engagement « à non seulement investir dans la R&D, mais aussi augmenter la portée des programmes de soins et de prévention au sein du G20 et au-delà ».

La réunion de haut-niveau a été alimentée par des séances d’information assurées par le Dr. Lucica Ditiu, Directrice exécutive du partenariat Stop TB, le Professeur Eric Goosby, Envoyé spécial des Nations Unies pour la TB et le Professeur Mario Raviglione, Directeur du Programme mondial de lutte contre la TB de l’OMS. Mme Tsira Chakhaia, rescapée de la TB, a partagé son expérience auprès de l’assemblée en tant qu’ex-patiente atteinte de TB et, aujourd’hui, en tant que militante. La réunion s’est clôturée sur l’engagement de délégués à lutter contre la TB et l’AMR dans leur pays.

Actualités