L’éducation, facteur essentiel pour permettre aux personnes asthmatiques de maîtriser la maladie

Déclaration de L’Union à l’occasion de la Journée mondiale de l’asthme 2018

A l’occasion de la Journée mondiale de l’asthme (1er mai), L’Union appelle à une plus grande autonomie des patients dans le traitement de cette maladie mortelle, par le biais d’investissements mondiaux dans l’éducation et la sensibilisation à la prise en charge de l’asthme.

D’après les estimations de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS), 235 millions de personnes souffrent d’asthme dans le monde. Cette maladie respiratoire chronique provoque des essoufflements, des oppressions dans la poitrine et de la toux. Dans les pires cas, l’asthme peut entraîner la mort : quelque 383 000 personnes succombent à la maladie chaque année. Malgré l’augmentation de sa prévalence à travers le monde, l’asthme demeure sous-diagnostiqué et sous-traité, faisant peser un lourd fardeau sur les personnes, les communautés et les prestataires de soins.

Bien qu’il ne soit pas curable, l’asthme peut être maîtrisé en utilisant des médicaments appropriés et en évitant les déclencheurs courants de la maladie comme la fumée de tabac, la pollution atmosphérique, les spores de moisissure, le rhume et la grippe. Néanmoins, dans de nombreux pays, en particulier ceux à ressources limitées, l’accès aux informations et aux médicaments qui permettent de maîtriser l’asthme est parfois limité, voire inexistant. De nombreux pays ne disposent pas d’un plan national de prise en charge de l’asthme, si bien que les patients peuvent tout simplement ne pas avoir connaissance des informations vitales qui permettent de maîtriser la maladie.

Cette année, la Journée mondiale de l’asthme est placée sous le thème « Jamais trop tôt, jamais trop tard. Il est toujours temps d’agir contre les maladies des voies respiratoires ». Ce thème invite les patients et les prestataires de soins partout à travers le monde à évaluer à tout âge les symptômes et à prendre les mesures nécessaires pour s’assurer que l’asthme est maîtrisé. La sensibilisation est fondamentale pour atteindre cet objectif, tout comme la communication des informations qui permettent de maîtriser l’asthme.

« Les décès évitables liés à l’asthme soulignent un dysfonctionnement dans la mise en œuvre des stratégies de prévention. L’accent doit être mis sur l’information et l’éducation pour s’assurer que les personnes asthmatiques savent ce qu’elles doivent faire pour maîtriser la maladie. Cela passe concrètement par des investissements mondiaux pour améliorer l’éducation et les ressources, en assurant une mise en œuvre efficace aux quatre coins du monde. L’asthme touche les adultes et les enfants dans tous les pays, quel que soit le niveau de revenu. Pour atteindre l’Objectif de développement durable de l’ONU sur la santé et le bien-être, il faut accorder la priorité au diagnostic et à la prise de charge de l’asthme », a déclaré le Directeur exécutif de L’Union, José Luis Castro.

Dans son rapport intitulé The Global Impact of Respiratory Disease, le Forum international des sociétés de pneumologie (FIRS) partage ce point de vue en expliquant que la prévention, le contrôle et le traitement des maladies respiratoires telles que l’asthme doivent figurer comme priorité absolue parmi les décisions mondiales dans le domaine de la santé et qu’ils constituent également une stratégie à mettre en œuvre par tous les pays.

Le rapport souligne que « plusieurs éléments importants doivent être pris en compte pour élaborer des programmes de gestion de l’asthme efficaces, notamment : les campagnes d’éducation visant à encourager l’utilisation régulière de corticostéroïdes inhalés pour maîtriser la maladie, l’évitement des expositions aux facteurs déclencheurs de crises d’asthme et la communication de plans d’action écrits sur l’asthme pour permettre aux patients de réagir en cas d’aggravation des symptômes ».

Dans une étude publiée à l’occasion de la Journée mondiale de l’asthme 2018, l’organisation Asthma UK rappelle que l’asthme est un problème mondial qui touche tous les pays. S’appuyant sur les dernières données disponibles, les auteurs soulignent que l’asthme tue aujourd’hui 1 500 personnes par an en Grande-Bretagne, soit une hausse de plus de 20 % en seulement cinq ans. Pour les militants de la lutte contre l’asthme, ce phénomène est dû au manque d’éducation et de services de soins de base de première ligne.

« Si nous ne connaissons pas avec certitude les raisons de ce si mauvais chiffre en Grande-Bretagne, l’incompréhension autour de la maladie pourrait jouer un rôle [...] Nous appelons les personnes asthmatiques à suivre correctement leur traitement et les professionnels de santé à prendre l’asthme au sérieux, à diagnostiquer efficacement les patients et à les traiter rapidement », a déclaré la Directrice d’Asthma UK, Dr Samantha Walker.

Principaux faits

  • L’asthme est une maladie non transmissible de première importance. Il s’agit d’une affection chronique des voies de passage de l’air dans les poumons, qui provoque leur inflammation et un rétrécissement de leur calibre.
  • Environ 235 millions de personnes en souffrent actuellement. C’est une maladie courante chez l’enfant.
  • La plupart des décès liés à l’asthme surviennent dans les pays à revenu faible ou intermédiaire.
  • D’après les dernières estimations de l’OMS, publiées en décembre 2016, il y a eu 383 000 décès dus à l’asthme en 2015.
  • Les plus gros facteurs de risque pour le développement de l’asthme sont les substances et particules qui sont inhalées et peuvent provoquer des réactions allergiques ou irriter les voies respiratoires.
  • On peut maîtriser l’asthme avec des médicaments. On peut aussi en réduire la gravité en évitant ce qui le déclenche.
  • Une bonne prise en charge permet de donner au patient asthmatique une bonne qualité de vie.

Source : Principaux repères sur l’asthme, OMS, 2017

Asthma UK : www.asthma.org.uk

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