Le Japon – le leader mondial en matière de solutions pour lutter contre la TB: Conférence de la région Asie-Pacifique (APRC) 2017

Plus de 600 participants issus de 42 pays ont assisté à la 6ème Conférence de L’Union dans la région Asie-Pacifique qui s’est tenue à Tokyo, au Japon, du 22 au 25 mars. Organisée par la Japan Anti-Tuberculosis Association (JATA) [Association japonaise de lutte contre la tuberculose] et la région Asie-Pacifique de L’Union, cette conférence avait pour thème central « Pour une Asie-Pacifique sans tuberculose – Accélérer les progrès vers une bonne santé respiratoire. » 

Dans son discours d’ouverture, le Dr Nishikawa, de la JATA, a résumé la contribution du Japon dans le contrôle de la tuberculose (TB) à l’échelle internationale depuis les années 1950 jusqu’à ce jour, depuis le progrès des technologies soutenant les programmes nationaux de lutte contre la TB jusqu’aux méthodes de dépistage de masse et au développement de médicaments essentiels pour combattre la TB. 

« Ce n’est pas une coïncidence si le taux de TB au Japon a diminué de 10 % par rapport à l’année dernière. Je souhaite renforcer notre engagement à soutenir nos collègues internationaux pour accélérer l’éradication de cette maladie dans d’autres pays. La région Asie-Pacifique représente 25 % des cas de TB à l’échelon mondial, il y a encore beaucoup de travail à accomplir. » 

Au programme de cette conférence étaient inscrits une longue série de séances plénières et de symposia, abordant des sujets tels que la TB multirésistante (TB-MR), la consommation de tabac et son contrôle, les nouveaux vaccins en prévention de la TB et le traitement de cette maladie, et enfin le dépistage actif des cas de TB. Tous ces thèmes reflètent des préoccupations plus larges à l’échelle mondiale et nécessitent l’accélération des progrès réalisés afin de pouvoir atteindre l’objectif de l’Organisation Mondiale de la Santé d’éradiquer la TB d’ici à 2030. 

Une session a été consacrée à un sujet particulièrement d’actualité, à savoir le traitement de la TB et le contrôle de la maladie chez les migrants. Des experts de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), de l’OMS et de la JATA et du ministère de l’Immigration du gouvernement australien ont mis l’accent sur les défis posés et les solutions potentielles, avec un consensus : la migration concerne des populations différentes et représente donc diverses problématiques. Il n’y a pas de plan unique, et il existe, par conséquent, plusieurs solutions. Tous les intervenants ont affirmé que faire face au problème de la TB chez les migrants n’était pas une option, et présentait de plus d’autres avantages, peu connus. Patrick Duigan, de l’OIM, a déclaré « Se préoccuper de la santé générale des migrants n’est pas seulement un investissement en termes de santé publique, il en va également de l’intérêt de nos économies mondiales. Toutefois, cela nécessite une participation et une collaboration inter-pays, sinon aucune solution ne sera réalisable ou durable ». Pour en découvrir plus sur le sujet, rendez-vous sur : http://www.aprc2017.jp/program/P_02.pdf 

Malgré l’incidence de la TB relativement contenue au Japon, les cas de TB résistante aux médicaments représentent une préoccupation à l’échelon national. L’incidence de la TB multirésistante en elle-même n’est pas très élevée, mais la survenue chronique d’une TB ultra-résistante au sein de la population de patients atteints de TB multirésistante (TB-MR) est importante et atteint 29 %. 

Le Dr Chen-Yuan Chiang, expert de L’Union, a participé à un symposium intitulé « TB multirésistante (TB-MR), épidémiologie et gestion », portant sur la gestion clinique et programmatique de la TB multirésistante (TB-MR) compte tenu des nouvelles directives de l’OMS, et notamment la mise en place de cycles de traitements plus courts contre la TB multirésistante (TB-MR). À ce sujet, le Dr Chen-Yuan Chiang a présenté les approches pratiques nécessaires à la mise en œuvre de cycles de traitements plus courts. « Il est impératif de prendre en compte la situation de chaque pays. Une approche sur mesure, adaptée aux circonstances de chaque région est la clé. », a-t-il ajouté. Le programme de lutte contre la TB multirésistante (TB-MR) récemment lancé par L’Union répond justement à cette problématique et va même au-delà : http://www.theunion.org/what-we-do/mdr-tb-programme 

En marge de la conférence, les délégués ont échangé sur leur expérience personnelle et les défis à relever. Un participant chinois a confié : « 580 000 cas de TB multirésistante (TB-MR), c’est un chiffre élevé et préoccupant. Nous devons faire des progrès en la matière dès aujourd’hui, et ne pas attendre demain. Cette conférence permet de réunir les experts pouvant mettre en œuvre ces efforts et susciter la bonne volonté nécessaire. » 

Un délégué des États-Unis a affirmé : « La manière dont nos plus grandes villes gèrent le problème de la pollution de l’air a des répercussions sur les futures stratégies en matière de santé publique. Pour la TB et la santé respiratoire, les décisions prises dès aujourd’hui par les politiciens et leurs homologues de l’industrie, du transport et de l’environnement joueront un rôle fondamental. »  

Comme le Président de la Conférence, Toru Mori, de l’Institut de recherche sur la TB de la JATA, l’a clairement souligné lors de la cérémonie d’ouverture : « Il nous reste encore beaucoup de chemin à parcourir pour éradiquer la TB. Une collaboration internationale est essentielle pour pouvoir mettre fin à la TB et favoriser la santé respiratoire. Je suis ravi de constater que cette 6e conférence Asie-Pacifique permet d’alimenter un débat et une discussion éclairés, pour asseoir les bases de la collaboration internationale ». 

Visiter le site Internet de l’APRC2017

Pour en savoir plus sur la région Asie-Pacifique de L’Union

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