La semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques, organisée du 13 au 19 novembre, attire l'attention sur la résistance aux antimicrobiens.

La semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques aura lieu du 13 au 19 novembre afin de mettre en lumière la crise de plus en plus pressante de la résistance aux antimicrobiens. Les premières descriptions des maladies infectieuses à devenir résistantes aux traitements antimicrobiens datent de 1948 et concernent les médicaments utilisés dans le traitement la tuberculose.

Malgré les progrès réalisés en recherche et développement médical, le problème de la tuberculose pharmacorésistante ne fait qu'empirer. En 2016, les estimations portent à 600 000 le nombre de nouveaux cas de tuberculose pharmacorésistante. D'après les prévisions, la tuberculose pharmacorésistante sera responsable de 2,5 millions de décès par an d'ici 2050, soit un quart des décès imputables à la résistance aux antimicrobiens.

« La résistance aux antimicrobiens est l'un des défis les plus importants auxquels le monde est confronté. Il est fondamental, pour la lutte contre la résistance aux antimicrobiens, de renforcer les interventions face à la tuberculose. » a déclaré José Luis Castro, Directeur exécutif de L'Union.

La semaine mondiale pour un bon usage des antibiotiques coïncide avec la conférence ministérielle mondiale de l'Organisation mondiale de la Santé (OMS) organisée à Moscou, en Russie, pour « mettre fin à la tuberculose à l’ère du développement durable : une réponse multisectorielle ». Cette réunion vise à accélérer la mise en œuvre de la Stratégie de l'OMS pour mettre fin à la tuberculose, avec des mesures immédiates pour faire face à la crise de la tuberculose pharmacorésistante, et informer par la suite la réunion de haut niveau sur la lutte contre la tuberculose de l'Assemblée générale des Nations Unies en 2018.

La Fédération de Russie est l'un des trois pays au monde dont le nombre de cas de tuberculose pharmacorésistante est le plus élevé. En effet, l'Inde, la Chine et la Russie assument à eux trois plus de la moitié de la charge mondiale. En Russie, l'incidence de la tuberculose pharmacorésistante continue de progresser. Le succès de l'action internationale dépend de l'élimination de la tuberculose.

L'OMS décrit la résistance aux antibiotiques comme l'une des plus grandes menaces pour la santé mondiale, la sécurité alimentaire et le développement aujourd'hui. Plus tôt dans l'année, le rapport de l'OMS sur les agents pathogènes prioritaires a considéré la tuberculose pharmacorésistante comme une priorité pour la recherche et le développement dans le cadre de la lutte contre la résistance aux antimicrobiens. Ce même rapport a fait ensuite état des cinq principales raisons pour lesquelles la tuberculose est une priorité mondiale pour la recherche et le développement.

Rebondissant sur ce problème, le Dr. Tedros, Directeur général de l'OMS, a affirmé, « Nous ne devons pas sous-estimer cette crise. Il faut faire davantage pour identifier, suivre et gérer ces cas de tuberculose pharmacorésistante dans le cadre de nos efforts de lutte contre la résistance aux antimicrobiens. »

Le Dr Paula I Fujiwara, Directrice scientifique de L'Union a déclaré « Il nous faut des approches nouvelles et innovantes en matière de recherche et de développement si nous voulons résoudre la crise de la résistance aux antimicrobiens. Nous nous réjouissons de travailler avec des leaders mondiaux afin de progresser plus rapidement dans la lutte contre la tuberculose et la résistance aux antimicrobiens. »

Dans le cadre de ses efforts pour combattre cette menace croissante, L'Union collabore avec des partenaires sur The Life Prize, une nouvelle façon de regrouper des chercheurs et d'encourager de nouveaux financements pour la recherche et le développement dans le domaine de la tuberculose.

Grania Brigden, Responsable de projet pour The Life Prize a déclaré : « The Life Prize (anciennement 3P Project) vise à surmonter les obstacles à la mise au point de traitements antituberculeux afin de garantir le bon développement de médicaments contre la tuberculose et de s'assurer que les médicaments les plus prometteurs soient élaborés sous forme d'associations thérapeutiques accessibles à tous ceux qui en ont besoin. »

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