Journée mondiale de lutte contre le sida : mettre fin à l’épidémie de TB/VIH

Le monde compte 35,3 millions de personnes vivant avec le VIH, dont un tiers sont également infectées par mycobacterium tuberculosis, la bactérie à l’origine de la tuberculose.

En 2016, 1,7 million de personnes sont décédées de la tuberculose. La tuberculose est la première cause de décès chez les personnes vivant avec le VIH, 40 % d’entre elles étant décédées des suites de cette maladie en 2016. Le lien  inextricable entre la tuberculose et le VIH et n’est donc plus à démontrer.

Aujourd’hui, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre le sida (1er décembre), L’Union présente les travaux d’un projet – auquel elle est associée – qui vise à mesurer l’impact d’une intervention de prévention combinée de la tuberculose et du VIH sur l’incidence de la tuberculose au sein de populations cibles en Afrique du Sud et en Zambie.

Le projet de réduction de la tuberculose par l’élargissement du traitement antirétroviral et du dépistage de la tuberculose active (TREATS) a vu le jour dans le cadre du plus vaste essai jamais réalisé concernant une stratégie de prévention combinée du VIH. Cet essai, baptisé HPTN071 ou Effets sur la population de la thérapie antirétrovirale pour réduire la transmission du VIH (PopART), est mené dans 21 communautés en Zambie et en Afrique du Sud, couvrant un total de près d’un million de personnes.

L’essai a consisté à effectuer un dépistage et un traitement universels du VIH par le biais de visites à domicile annuelles pendant une période de quatre ans, de 2014 à 2018. Dans le cadre de cet essai, tous les membres des communautés concernées ont également subi un dépistage de la tuberculose.

Comme l’explique le Dr Helen Ayles, directrice du projet TREATS, c’est à cette étape que TREATS a vu le jour :

« Dans le cadre de l’essai PopART, tous les membres des populations concernées devaient subir un dépistage du VIH mais aussi de la tuberculose. C’était une véritable recherche active de cas. »

« L’ampleur du projet TREATS était telle que cela nous a permis, pour la toute première fois, de mesurer l’effet d’une intervention combinée contre la tuberculose et le VIH dans l’ensemble de la population de sept communautés urbaines à prévalence élevée, et de comparer les données à sept communautés similaires qui n’avaient pas bénéficié de l’intervention », souligne-t-elle.

Les principaux résultats de l’essai PopART – en termes de prévention de nouveaux cas de VIH au sein de la population – seront publiés en mars 2019.

« En ce qui me concerne, le projet TREATS est l’intégration de 20 ans de recherche dans une seule et même stratégie visant à mettre fin à la tuberculose et au VIH au niveau communautaire. C’est une occasion unique d’évaluer une intervention à grande échelle. Le consortium de l’essai TREATS rassemble une équipe fantastique constituée de certains des meilleurs chercheurs et modélisateurs de la tuberculose, entreprises spécialisées dans le diagnostic de la tuberculose et experts en communication dans le domaine de la tuberculose. Nul doute que l’étude comportera de nombreux défis, mais elle fournira également des données étonnantes et, espérons-le, des solutions pratiques pour mettre fin à la tuberculose », a conclu le Dr Helen Ayles.

Le consortium de l’essai TREATS comprend les partenaires suivants :

  • École d’hygiène et de médecine tropicale de Londres
  • Collège impérial de Londres
  • Université de Sheffield
  • Fondation KNCV contre la tuberculose
  • Zambart
  • The Health Systems Trust
  • Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires
  • Delft Imaging Systems
  • QIAGEN

Actualités