Journée mondiale de la pneumonie : appel à des efforts renouvelés pour prévenir et traiter la maladie

À l’occasion de la Journée mondiale de la pneumonie, le 12 novembre, L’Union appelle – aux côtés de ses partenaires du Forum international des sociétés de pneumologie (FIRS) – à redoubler d’efforts pour prévenir et traiter cette maladie.

La Journée mondiale de la pneumonie est organisée chaque année pour rappeler la nécessité urgente de sensibiliser à la première cause de mortalité chez les enfants à travers le monde et réclamer des mesures pour réduire le nombre de ces décès évitables.

Bien qu’il s’agisse d’une maladie évitable et guérissable, la pneumonie tue chaque année 880 000 enfants de moins de cinq ans, soit deux par minute. La quasi-totalité de ces décès (99 %) surviennent dans des pays à faible et moyen revenu, où 170 millions d’enfants n’ont pas accès à la vaccination. La pneumonie est généralement causée par des bactéries ou des virus. Or, des vaccins existent pour protéger les enfants contre ces germes et prévenir la maladie.

Le programme Santé respiratoire de l’enfant de L’Union a été conçu pour lutter contre la pneumonie en vue d’améliorer le taux de survie et le bien-être des jeunes enfants dans les pays à faible revenu. Il constitue un modèle de prise en charge mis en œuvre par étapes, puis contrôlé et évalué en mettant l’accent sur la reproductibilité, l’efficacité et, surtout, la durabilité.

Ce modèle a montré qu’il est possible de réduire sensiblement la mortalité due à la pneumonie en améliorant la prise en charge dans les hôpitaux de district.

Le Directeur du Département Santé respiratoire de L’Union, le professeur Kevin Mortimer, a déclaré : « En cette Journée mondiale de la pneumonie, nous appelons chacun – pouvoirs publics, société civile, prestataires de soins, chercheurs, bailleurs de fonds, communautés et familles – à se mobiliser pour assurer un accès amélioré et durable aux initiatives efficaces qui permettent de prévenir et de traiter la pneumonie. »

« Nous avons besoin de renforcer le soutien aux stratégies de prévention de la pneumonie, à savoir la vaccination, des taux d’allaitement maternel exclusif les plus élevés possible pendant les six premiers mois, une bonne nutrition tout au long de la vie, la prévention de la transmission mère-enfant du VIH, la fourniture de traitements antirétroviraux aux personnes vivant avec le VIH, la diminution de l’exposition au tabac et à la pollution de l’air et un meilleur accès à l’eau potable et à l’assainissement », a-t-il poursuivi. »

« Nous devons aussi veiller à ce que les personnes atteintes de pneumonie aient accès à des soins efficaces, accessibles, abordables et équitables. Aucun enfant ne devrait décéder de pneumonie. Aucune famille ne devrait souffrir des conséquences de cette maladie évitable », a conclu le professeur Mortimer.

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