Journée mondiale de la CSU : L’Union appelle à mettre en place la prévention et le diagnostic de la tuberculose pour tous

Le 12 décembre 2019, Journée mondiale de la couverture sanitaire universelle (CSU), L’Union se joint aux militants du monde entier pour réclamer la mise en place de systèmes de santé robustes et équitables pour tous, partout et quels que soient les niveaux de revenus.

Lors de la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la CSU le 23 septembre 2019, les dirigeants du monde entier ont signé une déclaration politique sur la couverture sanitaire universelle, qui représente la série d’engagements de haut niveau la plus complète jamais adoptée dans ce domaine, et qui vise à redoubler d’efforts pour que la CSU devienne une réalité d’ici à 2030.

La tuberculose, qui fait partie des maladies infectieuses les plus mortelles au monde, devrait figurer au premier rang des priorités dans l’agenda mondial de la CSU. En amont de la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la CSU, à l’occasion de la 72ème Assemblée mondiale de la santé en mai dernier, L’Union avait publié un texte appelant les États membres à tout faire pour que la déclaration politique sur la CSU opère en synergie avec les déclarations politiques précédentes relatives à la tuberculose et à d’autres types de maladies :

« Alors que 36 % des personnes atteintes de la tuberculose n’ont pas été diagnostiquées et que 90 % enfants décédés de cette maladie en 2018 n’ont pas suivi de traitement, il ne fait aucun doute que le but de la CSU va de pair avec l’Objectif de développement durable consistant à éliminer l’épidémie mondiale de tuberculose à l’horizon 2030. »

Les acteurs de la santé publique ont proposé une approche de dépistage et de traitement universelle pour réduire de manière sensible l’incidence du VIH et de la tuberculose dans les régions difficiles d'accès et chez les communautés négligées par les systèmes de santé. Cette stratégie consiste à proposer activement le test de la tuberculose et du VIH aux personnes vivant dans des régions à forte prévalence de la tuberculose, puis à les orienter vers les soins adaptés.

Mais il convient de réunir des données factuelles attestant de l’efficacité de cette approche pour encourager les pays à l’adopter. L’approche de dépistage et de traitement universelle pour la tuberculose et le VIH a été déployée à grande échelle dans le cadre de l’essai PopART, qui a conduit des visites à domicile annuelles dans 14 communautés en Zambie et en Afrique du Sud, entre 2014 et 2018. Or, les résultats indiquent que cette méthode a permis de réduire avec succès le taux d’infection par le VIH au sein de ces communautés.

L’étude TREATS procède actuellement à des mesures pour déterminer si cette intervention PopART est également parvenue à réduire la prévalence et l’incidence de la tuberculose parmi ces mêmes communautés, si elle a réussi à sensibiliser la population sur la tuberculose et le VIH et si elle a pu orienter immédiatement les personnes diagnostiquées positives à la tuberculose ou au VIH vers un traitement adapté.

Albert (29 ans) a été invité par les agents locaux du projet TREATS à effectuer un dépistage de la tuberculose et du VIH dans un centre mobile de la communauté urbaine de Kanyama, à Lusaka (Zambie). Celui-ci a eu la surprise de se voir diagnostiquer positif à la tuberculose.

« Lorsque je me suis rendu au centre de dépistage mobile, j’ignorais totalement que j’avais la tuberculose car je ne présentais aucun des symptômes communément associés à cette maladie. À mes yeux, j’étais en bonne santé. Je suis heureux que les agents du projet TREATS soient venus à moi et qu’ils m’aient orienté vers des soins. Ces gens m’ont sauvé la vie. »

Si l’efficacité de l’intervention PopART s’agissant de réduire les taux de VIH et de tuberculose est démontrée, l'approche de dépistage et de traitement universelle pourra être mise en œuvre dans un plus grand nombre de pays à forte prévalence de tuberculose. Chacun pourra ainsi se voir proposer un dépistage de la tuberculose et du VIH, avant d’être orienté vers des soins adaptés, s’il y a lieu.

Des problèmes de santé communs tels que le tabagisme et la consommation de drogues, le diabète ou encore le VIH exacerbent la tuberculose. Les interventions qui privilégient un traitement complet et intégré des patients s’avèrent essentielles, tant pour concrétiser la CSU que pour mettre fin à la tuberculose.

TREATS

Le projet de réduction de la tuberculose par l'élargissement du traitement antirétroviral et du dépistage de la tuberculose active (TREATS) mesure la réussite du projet PopART, qui vise à réduire la prévalence et l’incidence de la tuberculose en Zambie et en Afrique du Sud à l’aide d’une approche de dépistage et de traitement universelle. Les conclusions de cette étude permettront d’éclairer les politiques et approches futures visant à mettre fin à l’épidémie de tuberculose et de VIH.

Le programme TREATS est financé par un don (référence RIA2016S-1632) du Partenariat des pays européens et en développement sur les essais cliniques (EDCTP). Il est mis en œuvre par un consortium de partenaires dont fait partie L’Union.

En savoir plus sur TREATS.

Actualités