« Je pense que nous sommes à l'aube d'importantes avancées et j'espère que L'Union y contribuera de façon essentielle. »

« Je pense que nous sommes à l'aube d'importantes avancées et j'espère que L'Union y contribuera de façon essentielle. »

Le professeur Guy B. Marks est Président élu de L'Union, ce qui signifie qu'il succédera au Président actuel à la Conférence mondiale de L'Union de cette année à Hyderabad. Il est également rédacteur en chef de l'International Journal of Tuberculosis and Lung Disease (IJTLD). Impliqué depuis 30 ans dans les activités de L'Union, le Professeur Marks se veut enthousiaste quant à l'avenir de l'Organisation et aux opportunités qu'offre sa prochaine présidence :

« Je me réjouis de pouvoir agir en vue de réduire le fardeau de la tuberculose et des maladies respiratoires. Je pense que nous sommes à l'aube d'importantes avancées et j'espère que L'Union y contribuera de façon essentielle », explique-t-il.

Le Professeur Marks a commencé à participer aux travaux de L'Union lors d'une conférence mondiale de L'Union au début des années 90. Parmi ses principales contributions, on peut notamment citer son rôle de rédacteur en chef (maladies respiratoires) de l'IJTLD depuis 2012. Il a également été Président de la Section scientifique Santé respiratoire.

« La force de L'Union, c'est sa diversité, une organisation aux multiples facettes, dont les contours ne sont pas toujours simples à saisir », note-t-il. Cela rend le travail à L’Union à la fois exaltant et stimulant.

« Cette diversité découle de la multiplicité des travaux de l'Organisation, notamment l'assistance technique, la production et la diffusion de connaissances et les activités de plaidoyer », souligne le Professeur Marks.

Selon lui, cette diversité ne s'explique pas uniquement par le large éventail de travaux entrepris par L'Union, mais aussi par sa composition même puisqu'elle rassemble des membres du monde entier :

« En adhérant à L'Union, les nouveaux membres s'identifient au but, aux valeurs et à la mission que L'Union incarne. Ils contribuent également au pouvoir collectif de L'Union en vue d'atteindre son objectif qui est d'éliminer la tuberculose et de réduire le fardeau des maladies respiratoires dans le monde. Ceci est particulièrement vrai pour de nombreux membres individuels et les petites organisations ; l'adhésion à L'Union accroît leurs chances d'atteindre leurs propres objectifs », explique le Professeur Marks.

Le Professeur Marks est né à Sydney (Australie), où il a passé la majeure partie de sa vie et où il a effectué ses études de pneumologie.

« De 1989 à 1992, j'ai fait un doctorat sur l'épidémiologie de l'asthme à l'Université de Sydney, sous la direction du Professeur Ann Woolcock. Dans le cadre de mon doctorat, j'ai élaboré un questionnaire sur la "qualité de vie" destiné à être utilisé dans les essais cliniques sur l'asthme, et j'ai mené des recherches sur les causes environnementales et les traitements de l'asthme. C'est Ann qui m'a présenté L'Union », se souvient-il.

Pour le Professeur Marks, le Professeur Woolcock a été une grande source d'inspiration : « Ann Woolcock a été mon mentor de 1989 jusqu'à son décès prématuré en 2001. C'était une scientifique, médecin, enseignante, porte-parole et leader exceptionnelle. Elle a été une source d'inspiration pour de nombreuses personnes qui ont travaillé avec elle, et je me sens privilégié d'avoir pu apprendre auprès d'elle. Son engagement pour la santé respiratoire, la science et la collaboration mondiale demeure un exemple pour moi », confie-t-il.

De 1994 à 2007, le Professeur Marks a été chef du service de médecine respiratoire de l'hôpital Liverpool à Sydney. « Depuis, je continue d'exercer comme pneumologue dans cet hôpital, mais ces dernières décennies je suis de plus en plus investi dans la recherche », explique-t-il.

En collaboration avec ses collègues, les professeurs associés Greg Fox et Nguyen Viet Nhung, le Dr Nguyen Thu Anh et bien d'autres, le Professeur Marks a entrepris une série d'études importantes au Vietnam qui, espère-t-il, permettront de mettre au point une nouvelle stratégie audacieuse pour éliminer la tuberculose. Ces essais randomisés en grappes utilisent les outils existants de façon novatrice pour briser le cycle de la maladie, de la transmission et des nouvelles infections et ainsi accélérer le déclin de l'incidence de la tuberculose.

En sa qualité de professeur scientifique à l'Université de Nouvelle-Galles du Sud, le Professeur Marks dirige des groupes de recherche sur la tuberculose, les effets néfastes de la pollution de l'air sur la santé et les maladies respiratoires chroniques.  

Mais c'est dans ses futures fonctions de Président de L'Union que le Professeur Marks espère apporter sa plus grande contribution : « J'aimerais pouvoir contribuer à l'amélioration de la culture de L'Union, en tant qu'organisation fondée sur des valeurs respectée et admirée par tous ceux qui s'engagent à nos côtés », glisse-t-il.

Ses nouvelles responsabilités s'annoncent certes exigeantes, mais aussi stimulantes. Le professeur Marks sait qu'il pourra compter sur ses collègues, ses étudiants, sa famille et sa compagne pour trouver l'inspiration et le soutien nécessaires. Il espère qu'il aura aussi le temps de continuer à s'intéresser à l'exploration de l'arrière-pays de sa vaste patrie, l'Australie.

Photo credit: Woolcock Vietnam

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