Intervention de L'Union à la 72ème Assemblée mondiale de la Santé concernant les engagements souscrits à la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la tuberculose

Lors de la 72ème Assemblée mondiale de la santé, les États membres ont discuté des suites de la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la tuberculose, qui s'est tenue en septembre dernier. L'Union a lu la déclaration ci-après, appelant les États membres à déployer des approches fondées sur les droits de l'homme pour soigner la tuberculose, ainsi qu’à tenir leurs engagements visant à combler les déficits de financement dans la lutte contre la maladie :

« Suite à la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la tuberculose, l'occasion se présente aujourd’hui de traduire les engagements mondiaux en actions menées à l’échelle régionale, nationale et même infranationale. L'Union encourage les États membres à s’appuyer sur les objectifs par pays fixés par le Partenariat Halte à la tuberculose pour planifier l’ensemble de leurs efforts de lutte contre la maladie.

« Moyennant des investissements suffisants en matière d’innovation, de nouveaux outils pourraient jouer un rôle essentiel pour que les cibles définies à la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la tuberculose soient atteintes d'ici à 2030. La déclaration politique comporte plusieurs engagements, notamment ceux d’établir de nouveaux modèles de recherche-développement (R&D) et de combler les déficits de financement en la matière. Tous les pays ont un rôle à jouer pour combler ce déficit de financement et faire en sorte que les produits mis au point soient accessibles à tous ceux qui en ont besoin. »

« Pour respecter leurs engagements, les États membres devront mettre en œuvre des approches de la tuberculose fondées sur les droits de l’homme. Cela suppose notamment de mettre fin à l’indifférence qui règne depuis trop longtemps à l’égard des enfants et des adolescents atteints de la tuberculose, de mettre un terme aux discriminations sexistes et de lutter contre la stigmatisation. »

« Les objectifs d’éradication de la tuberculose ne pourront être atteints qu'en intensifiant de manière significative les efforts en matière de prévention. Pour cela, il faudra commencer à admettre que les gens ont le droit de connaître leur état tuberculeux et de recevoir des soins adaptés. »

« Les réseaux d’anciens patients de la tuberculose, de plus en plus nombreux, devraient être accompagnés et participer à l'élaboration de solutions en vue de fournir des soins axés sur la personne. »

« Pour atteindre ces objectifs, les États membres devront respecter leurs engagements s’agissant de combler les déficits de financement dans la lutte contre la tuberculose. Toutes les études d'impact économique ont démontré qu’il revenait plus cher aux pays de laisser la tuberculose se propager que de stopper l'épidémie. La tuberculose est un fardeau pour l’économie. Le respect des engagements souscrits à la réunion de haut niveau des Nations Unies représente à la fois un investissement en faveur de la santé publique et du développement économique. »

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