Des parlementaires s’engagent à mettre fin à la tuberculose au Zimbabwe en créant le Groupe zimbabwéen sur la tuberculose

Des parlementaires de 27 provinces issus de différents partis politiques se sont réunis le 13 juillet à Harare pour inaugurer le Groupe zimbabwéen sur la tuberculose, s’engageant à cette occasion à mettre fin à la tuberculose au Zimbabwe.

Le Zimbabwe figure parmi les 30 pays les plus touchés par la tuberculose, la tuberculose multirésistante et la co-infection de TB-VIH. En outre, la tuberculose est l’une des premières causes de décès dans le pays. Le regain de volonté politique au Zimbabwe – et dans le reste du monde – peut permettre de concentrer les efforts là où il y a le plus besoin d’aide, de mieux répartir les financements et d’accroître l’attention accordée à la tuberculose.

Les débats menés lors de la réunion parlementaire ont souligné l’importance de la collaboration entre les partis, entre le gouvernement et les organisations à but non lucratif et entre les institutions de santé publique et les cliniques privées.

Le Président du Parlement zimbabwéen et invité d’honneur de la rencontre, Jacob Mudenda, a exprimé sa gratitude aux parlementaires pour avoir mis de côté leurs divergences politiques afin d’œuvrer en faveur de la santé au Zimbabwe et a également souligné la nécessité de mettre l’accent sur la prévention.

Il a invité les législateurs à trouver des solutions aux manques de financement dans les programmes nationaux de lutte contre la tuberculose en faisant pression pour accroître le budget de la santé, lutter contre la pauvreté qui entrave l’adhésion aux traitements et réviser la législation pour que les prisons ne soient plus un terrain de transmission de la tuberculose. Il a remercié L’Union pour le travail qu’elle a accompli avec les législateurs pour soutenir le programme national de lutte contre la tuberculose et a encouragé les acteurs du développement à continuer de collaborer avec le gouvernement pour mettre fin à la tuberculose et à la stigmatisation.

Le Ministre de la santé et de la protection de l’enfance, David Parirenyatwa, a attiré l’attention sur le danger que représente la co-infection tuberculose-VIH et la nécessité de conjuguer les efforts déployés contre les deux maladies. Il a exhorté les parlementaires à faire pression pour obtenir un financement adéquat permettant d’améliorer le système de santé en embauchant davantage de personnel de santé, en assurant un approvisionnement stable en médicaments et en améliorant les infrastructures et les équipements des établissements de santé.

La Présidente de la Commission parlementaire sur la santé et la protection de l’enfance et membre du Groupe mondial sur la tuberculose, Mme Ruth Labode, a appelé les parlementaires à « s’engager à sensibiliser à la tuberculose, à plaider pour une augmentation du budget consacré à la prévention et à la lutte contre la tuberculose, à influencer et mobiliser les décideurs politiques, à accroître l’attention portée aux populations négligées et à risque telles que les habitants des bidonvilles, les pauvres, les détenus et les ouvriers des mines et à lutter contre la peur et la stigmatisation ».

Ont également assisté à la manifestation le Ministre de la santé et de la protection de l’enfance, son secrétaire permanent, les directeurs des unités de lutte contre le sida et la tuberculose, ainsi que des représentants de L’Union, de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) et des médias. À la fin de la rencontre, les 27 parlementaires ont signé l’appel à l’action et se sont engagés à collaborer au-delà des partis pour mettre fin à la tuberculose au Zimbabwe.

Le Groupe zimbabwéen sur la tuberculose a été créé juste avant que les dirigeants africains – parmi lesquels des représentants du Zimbabwe – ne se retrouvent à Durban (Afrique du Sud) dans le cadre du Groupe africain sur la tuberculose, qui s’est réuni à la conférence 2016 sur la tuberculose juste avant la conférence internationale sur le sida.

Le Groupe zimbabwéen sur la tuberculose est financé par le Bureau de L’Union Zimbabwe et l’OMS grâce à une subvention du programme Challenge TB de l’Agence des États-Unis pour le développement international (USAID).  

Actualités