Déclaration sur la lutte contre la pollution de l’air à l’occasion de la 71ème Assemblée mondiale de la Santé

Lors du débat entre les États membres autour des récentes données dévoilées par le Directeur général de l’Organisation mondiale de la Santé (OMS) à propos de l’impact de l’environnement et des changements climatiques sur la santé, L’Union a prononcé la déclaration suivante soutenue par l’Alliance contre les MNT et Vital Strategies :

« Je fais la présente déclaration au nom de L’Union, soutenue par l’Alliance contre les MNT et Vital Strategies. Selon les dernières données disponibles, 24 % des décès d’adultes en lien avec des cardiopathies, 25 % des décès en lien avec des accidents vasculaires cérébraux, 43 % des décès en lien avec la bronchopneumopathie chronique obstructive et 29 % des décès en lien avec le cancer du poumon sont dus à la pollution de l’air. Le lien de causalité faisant de pollution de l’air un facteur de risque pour les maladies non transmissibles (MNT) est irréfutable. Afin de réduire au plus vite la morbidité évitable due à la pollution de l’air ainsi qu’à la pollution de l’eau et des sols, nous appelons les États membres de l’OMS à :

  1. Faire de la santé environnementale une priorité lors du Forum politique de haut niveau des Nations Unies de 2018 sur le développement durable : Parmi les objectifs qui seront examinés lors du Forum politique de haut niveau figurent l’ODD 7 sur l’énergie, l’ODD 11 sur les villes et l’ODD 12 sur la consommation durable. Le Forum offrira ainsi une véritable opportunité pour promouvoir des solutions favorables telles que des modes de transport actifs et publics, des régimes alimentaires durables, la gestion des produits chimiques nocifs et des métaux lourds et les énergies propres. Nous encourageons les États Membres qui présentent des rapports nationaux volontaires à prendre en compte la santé environnementale ;
  2. Adopter une approche globale pour atténuer l’impact des produits nocifs pour la santé et l’impact des déterminants commerciaux des maladies non transmissibles : Cela implique d’appliquer une réponse globale à toutes les priorités en matière de santé et d’environnement, notamment la mise en œuvre de politiques fiscales proportionnelles à la menace des produits nocifs pour la santé, la mise en œuvre d’une réglementation visant à protéger les populations contre l’ingérence des intérêts commerciaux et une plus grande attention au cycle de vie complet des produits, notamment en ce qui concerne la pollution de l’environnement post-consommation et les pratiques de recyclage nocives ;
  3. Favoriser, à titre prioritaire, l’accès à des combustibles domestiques propres et sûrs : Trois milliards de personnes n’ont toujours pas accès à une énergie domestique propre. Nous encourageons les États Membres à promouvoir l’action intersectorielle nécessaire pour s’attaquer à ce problème qui constitue le principal facteur de risque environnemental pour les maladies non transmissibles dans les pays à faible et moyen revenu et qui est aussi l’un des principaux responsables de la pollution de l’air et des changements climatiques.

Nous souhaitons que, d'ici le Forum politique de haut niveau des Nations Unies sur le développement durable, la pollution de l’air soit clairement reconnue comme un facteur de risque pour les MNT. Je vous remercie pour votre attention. »

 

Les données citées dans la déclaration sont tirées du récent communiqué de presse de l’OMS sur la pollution de l’air, disponible à l’adresse : http://www.who.int/fr/news-room/detail/02-05-2018-9-out-of-10-people-worldwide-breathe-polluted-air-but-more-countries-are-taking-action

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