Communiqué de presse conjoint : Faire de la lutte antitabac une priorité pour garantir la santé respiratoire

Un communiqué de presse a été publié par l'Alliance pour la Convention-cadre et L'Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires (L’Union) à l’occasion de la Journée mondiale sans tabac 2019

Ottawa/Paris, 31 mai 2019 – Le tabagisme demeure la principale cause de décès évitables dans le monde, tuant plus de huit millions de personnes chaque année et exposant bien plus d’individus à de nombreux problèmes de santé respiratoire à long terme lors de leurs années les plus productives. Le tabagisme passif constitue également un facteur de risque majeur pour un grand nombre de maladies respiratoires, causant plus d’un million de décès chaque année.

En 2014, une importante étude (en anglais) a mis en lumière les liens préjudiciables entre le tabagisme et le risque de développer la tuberculose (TB). D’après cette étude, publiée dans l’International Journal of Tuberculosis and Lung Disease, la consommation régulière de tabac double la probabilité – chez les personnes qui ont été guéries de la tuberculose – de développer à nouveau la maladie, un phénomène connu sous le nom de tuberculose récurrente.

Outre l'accès à des systèmes de santé et à des traitements efficaces, la lutte antitabac apparaît comme indispensable pour réduire le nombre de décès et améliorer la qualité de vie des personnes souffrant de problèmes de santé respiratoire.

En cette Journée mondiale sans tabac, nous encourageons les fumeurs à arrêter car c’est certainement l’une des meilleures choses à faire pour promouvoir leur santé et celle de leurs concitoyens.

Nous appelons les pouvoirs publics à décourager toute forme de tabagisme en éduquant les populations sur les conséquences désastreuses de ces pratiques.

Nous appelons les pouvoirs publics à déployer des efforts concertés pour lutter contre le tabagisme, qui provoque ou aggrave la tuberculose, le cancer du poumon, la bronchopneumopathie chronique obstructive (BPCO), l’asthme, la pneumonie et la bronchite, réduit la croissance et la capacité pulmonaire et contribue à la pollution de l’air.

La Convention-cadre pour la lutte antitabac (CCLAT) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) propose un ensemble de politiques rentables et fondées sur des données factuelles pour briser le cycle fatal du tabagisme et des maladies respiratoires. Les pouvoirs publics doivent prendre des mesures urgentes pour mettre pleinement en œuvre la Convention, de manière à réduire les risques qu’engendrent la consommation du tabac et le tabagisme passif pour la santé respiratoire.

Consciente du fait qu'une action gouvernementale vigoureuse peut réduire le tabagisme au sein des populations, les Parties de la CCLAT ont récemment adopté la Stratégie mondiale pour accélérer la lutte antitabac et le développement durable. Les plus hauts responsables politiques disposent désormais d'une feuille de route qui les aidera à adopter des mesures suffisamment efficaces face à l'ampleur de l'épidémie de tabagisme et son impact sur la santé des individus et l'économie des pays.

« La réussite des initiatives de lutte contre la consommation de produits du tabac et le tabagisme passif passe par la mise en œuvre accélérée de la CCLAT et par le renforcement des systèmes de santé, moyennant des approches mobilisant l’ensemble des pouvoirs publics », a déclaré le directeur exécutif de l'Alliance pour la Convention-cadre, Francis Thompson. « De nombreux problèmes de santé respiratoire dus au tabagisme peuvent être évités, surtout si nous mettons en œuvre des mesures ayant fait leurs preuves s’agissant de réduire la demande de produits du tabac, à l'image de la hausse des prix et des politiques de taxation », a-t-il ajouté.

« Les conséquences dévastatrices du tabac sur la santé respiratoire sont irréfutables», a déclaré le Directeur du Département Contrôle du tabac de L'Union internationale contre la tuberculose et les maladies respiratoires, le Dr Gan Quan. « La lutte antitabac doit être élevée au rang de priorité par les pouvoirs publics du monde entier si nous entendons faire diminuer le nombre colossal de décès évitables causés par les maladies respiratoires liées au tabac. Et pour cela, nous ne pouvons pas nous permettre de laisser l'industrie du tabac interférer avec – ni saper – les politiques nécessaires pour protéger la santé respiratoire.

Les engagements souscrits au titre des Objectifs de développement durable des Nations Unies sont on ne peut plus clairs : nous devons réduire le nombre de décès prématurés liés à des maladies non transmissibles (MNT) d’un tiers à l’horizon 2030.

Les engagements pris aux niveaux nationaux et mondial pour s'attaquer au fardeau des MNT peuvent être tenus à condition d’intégrer la lutte antitabac - un facteur de risque majeur pour les MNT - à des systèmes de santé élargis, et d’accélérer la mise en œuvre de la CCLAT dans le cadre de la couverture santé universelle.

Faisons de la lutte antitabac une priorité afin de garantir la santé respiratoire et le bien-être de tous.

 

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