À l’occasion d’une Conférence Mondiale, L’Union réaffirme son engagement à lutter contre la résistance aux antimicobiens

Lors d’une conférence organisée les 12 et 13 octobre à Berlin par l’organisation caritative Wellcome, en partenariat avec les gouvernements britannique, ghanéen et thaïlandais et la Fondation des Nations Unies, L’Union a annoncé une série d’engagements pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens.

Les participants à la conférence ont manifesté leur soutien aux travaux du Groupe de coordination inter-institutions sur la résistance aux antimicrobiens. La conférence a également été l’occasion pour les gouvernements nationaux et les institutions multilatérales de rencontrer divers représentants de la société civile, du secteur privé et des organisations philanthropiques pour réfléchir aux principales lacunes de la lutte contre le développement et la propagation des infections pharmacorésistantes et de s’engager à prendre des mesures concertées et tangibles.

Le Groupe de coordination inter-institutions sur la résistance aux antimicrobiens a été créé par les Nations Unies suite à la réunion de haut niveau historique de l’Assemblée générale des Nations Unies sur la résistance aux antimicrobiens organisée l’an passé et à la Déclaration politique qui s’en est suivie. Le Groupe a pour mission d’aider à soutenir et à coordonner une action mondiale efficace contre les infections pharmacorésistantes.

Lors de son intervention à la conférence, L’Union a rappelé que la tuberculose a été la première maladie infectieuse à avoir être décrite, en 1948, comme résistante aux traitements antimicrobiens. En 2015, la tuberculose pharmacorésistante a coûté la vie à plus de 250 000 personnes à travers le monde. On estime que cette forme de tuberculose pourrait entraîner 2,5 millions de décès par an à l’horizon 2050, soit un quart de la mortalité imputable à la résistance aux antimicrobiens. Ainsi, la lutte contre la tuberculose pharmacorésistante constitue l’une des pierres angulaires du combat contre la résistance aux antimicrobiens.

L’Union a salué le fait que la tuberculose pharmacorésistante soit désormais prise en compte dans la lutte contre la résistance aux antimicrobiens et elle s’est engagée lors de la conférence à :

  • proposer son soutien dans les domaines technique et de la formation aux niveaux national, régional et international pour faire en sorte que les patients atteints de tuberculose multirésistante puissent recevoir les meilleurs soins possibles ;
  •  plaider pour la prise en compte de la tuberculose dans les discussions sur la résistance aux antimicrobiens, notamment en ce qui concerne la recherche-développement, la gestion et la surveillance, en s’appuyant sur l’expérience quasi séculaire de L’Union en matière de soutien à l’élaboration de programmes nationaux et mondiaux de lutte contre la tuberculose ;
  •  collaborer avec les membres du Comité directeur du Prix pour la vie en vue de parachever et lancer ce prix qui vise à encourager, grâce à un processus de recherche ouvert et collaboratif, la mise au point de schémas thérapeutiques en tenant compte des paramètres de gestion, de qualité et d’accessibilité financière tout au long du processus de développement ; et
  •  plaider lors du G20, du sommet des BRICS et de la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la tuberculose en 2018 en faveur de l’investissement dans la recherche-développement sur les anti-infectieux, notamment pour lutter contre la tuberculose.

Actualités