19ème Conférence de la Région Amérique latine : l’accent sur la prévention, les personnes et les partenariats

Dans son discours d'ouverture aux participants de la 19ème Conférence de la Région Amérique latine de L'Union, organisée à l’occasion du 12ème Congrès de l'Association latino-américaine de thoracologie (ALAT) au Panama, le Directeur exécutif de L'Union José Luis Castro a appelé toutes les personnes engagées dans la lutte contre la tuberculose à déployer des stratégies fondées sur les personnes, les partenariats, et – peut-être plus important encore – sur la prévention.

 « Les efforts de lutte contre la tuberculose stagnent dans la région Amérique latine. Nous déplorons des lacunes alarmantes en matière d’accès aux soins, et de sérieux efforts doivent être faits pour améliorer la prévention. L’urbanisation qui est à l’œuvre dans cette région favorise la prolifération de la maladie tout en détériorant la qualité de l’air que les gens respirent. Nous assistons à une recrudescence des maladies non transmissibles », a déclaré M. Castro.

« Nous ne pouvons envisager d’éradiquer totalement la tuberculose sans amélioration notable en matière de prévention, ce qui suppose d’atteindre les personnes vivant avec l’infection tuberculeuse latente », a-t-il ajouté.

« La prévention est particulièrement importante dans la région Amérique latine, où le taux de la maladie sous sa forme active est faible comparé à la plupart des autres régions du monde.

Cependant, même dans les pays à forte prévalence de tuberculose, nous devons faire preuve de créativité pour améliorer l’accès aux traitements, tant pour la tuberculose active que pour l’infection tuberculeuse.

Il est dans l’intérêt vital des chefs d’État et de gouvernement de promouvoir l’éradication de la tuberculose. »

Selon les projections du cabinet comptable international KPMG, 28 millions de personnes mourront de la tuberculose entre 2015 et 2030 et la maladie coûtera mille milliards de dollars à l'économie mondiale.

« Nous ne pouvons pas laisser cela arriver », a répété José Luis Castro aux délégués réunis à la 19ème Conférence de la Région Amérique latine (#ALATPanama2019). « Voilà pourquoi la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la tuberculose organisée en 2018 était si importante. »

« La déclaration politique élaborée à l’issue de cette réunion, approuvée par la quasi-totalité des gouvernements du monde entier, fournit une feuille de route concernant les actions à entreprendre. Cette déclaration politique constitue peut-être le meilleur outil de plaidoyer que nous n’ayons jamais eu à l’échelle mondiale concernant la tuberculose.

Les engagements pris à ce titre comprennent la fourniture de traitements antituberculeux pour 40 millions de personnes entre 2018 et 2022, dont 3,5 millions d'enfants.

Il est également prévu de fournir des traitements préventifs à 30 millions de personnes vivant avec l’infection tuberculeuse, dont quatre millions d’enfants de moins de cinq ans. »

« Pour réaliser cette vision, les dirigeants mondiaux se sont également engagés à fournir des ‘financements suffisants et durables’ en matière de soins antituberculeux. À ce titre, ils prévoient de verser deux milliards de dollars par an pour la recherche-développement de nouveaux outils, puis 13 milliards de dollars par an pour dispenser des soins antituberculeux d’ici à 2022.

« C'est à nous de faire en sorte que la déclaration politique sur la tuberculose ne reste pas lettre morte. C’est à nous de faire en sorte que dans 10, 20 ou 100 ans, nous puissions regarder en arrière et nous dire que la réunion de haut niveau des Nations Unies sur la tuberculose de 2018 a été un tournant historique dans nos efforts visant à mettre fin au fléau mondial de la tuberculose. »

Outre ses commentaires sur l'importance stratégique de la prévention dans l’éradication de la tuberculose, José Luis Castro a également expliqué comment L'Union avait érigé au rang de priorité la collaboration avec les anciens patients de la tuberculose et les communautés touchées par la maladie, et comment l'organisation s'était engagée à travailler en partenariat avec tous les représentants des secteurs public et privé pour que les messages clés soient diffusés et que les objectifs clés soient atteints.

Organisée pour la première fois en Amérique centrale, la Conférence de la région Amérique latine de l'Union et le Congrès de l'ALAT ont réuni des délégués – parmi lesquels des cliniciens, des chercheurs, des professionnels de santé, des responsables politiques, des médias et des personnes affectées par la tuberculose – pour discuter des approches régionales relatives aux problèmes de santé respiratoire, notamment la tuberculose, les maladies respiratoires, la lutte antitabac et la pollution de l’air.

La directrice scientifique de l'Union, le Dr Paula I Fujiwara, a fait une présentation sur la tuberculose et le diabète, tandis que le directeur régional pour l'Amérique latine, Gustavo Soñora, a évoqué la tuberculose et le tabac.

Pour de plus amples informations sur la 19ème Conférence de la Région Amérique latine de L'Union et sur le 12ème Congrès de l’ALAT, voir cette page.

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